Lurs - Notre Dame des Anges

Notre Dame des Anges

Entre La Brillanne et la commune de Lurs ,   Pas loin de Ganagobie ..   Notre Dame des Anges , de 1662 .
Appartenait au couvent des Récollets , église et prieuré accolé ( privé ) .


... sur la route de Lurs , bel oratoire Saint Pierre ...
Notre Dame des Anges , à Lurs

Notre Dame des Anges , auparavant Notre Dame d'Aulun ( non du site romain )

     



Une association créée en 1992 , "Les Amis de Notre Dame des Anges" a entrepris des travaux urgents de restauration :

° la toiture ,
° la Voûte d'une chapelle latérale ,
° la restauration des vitraux ,
° la restauration de tableaux dont celui dit "des miracles" ,
° l'installation d'une alarme et de grilles , ...

Cette Association a réedité un opuscule de 1926 écrit par le Père Léon Maurel ,
cet édifice a fait également l'objet d'un petit livret édité par "le patrimoine religieux des Basses Alpes" ,
N° 21 bis de 1998 .

Mme Nicole Moulin , présidente de l'association "Les Amis de ND des Anges" nous a gentiment communiqué des photos de l'intérieur de cette église .
    
La légende :

Aux alentours de la chapelle modeste Notre-Dame d'Aulun édifiée sur les ruines d'un temple dédié à Diane les riverains des bords du Lauzon entendirent plusieurs nuits de suite des chants mélodieux, des cantiques accompagnés d'instruments célestes et virent des traînées de vive lumière.

Cela se passait vers 1655, principalement le 2 août. Mgr d'Arbaud établit alors près de cette chapelle des prêtres récollets pour en assurer le service et y établir des pèlerinages (N. D. des anges). Les gens y affluèrent en grand nombre. il y amenèrent des malades incurables qui furent guéris et même des enfants morts qui ressuscitèrent.
On garde les noms de ces miraculés et la date des miracles qu'il serait trop long d'énumérer ici.

Domaine du Temple de La Brillane
Département Alpes-de-Haute-Provence, Arrondissement Forcalquier, Canton Peyruis - 04


Templiers et le Château de La Brillanne
Localisation: Templiers et le Château de La Brillanne


La Brillane, en latin « Briniana », en provencal « Brilhano », paroisse du diocèse de Sisteron et de la viguerie de Forcalquier.
Quelques Auteurs ont écrit que la Brillane était l'ancien Château, « Leporianum » ou « Lepermone », qui fut donné aux Templiers avec toutes ses appartenances par Bertrand et Guigues frères, Comtes de Forcalquier, Adalays leur aïeule, Garsende leur mère et Jausserande épouse de Bertrand, « pour l'amour de Dieu et pour la rémission des peines dues à leurs péchés et à ceux de leurs parents tant morts que vivants. » Cette donation fut confirmée par Guillaume et Bertrand, fils du précédent Bertrand.

On n'a que des conjectures sur son assertion et il n'y a pas de titre certain pour prouver que le Village de la Brillane a été bâti auprès du Château dont nous venons de parler.
Sources: Description Historique, Géographique et Topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté Venaissin, de la Principauté d'Orange, du Comté de Nice, etc. Par M. Achard, Médecin de Marseille, Membre de plusieurs académies. Aix M. DCC. LXXXVII. Page 369.

Les Templiers et le Château de La Brillanne
L'an 1144, toute la Maison Seigneuriale de Forcalquier, qui consistait alors aux personnes de Bertrand et de Guigues frères, et Comtes de Forcalquier, et à celles des Comtesses Adelais leur ayeulle et de Garsende leur mere et à celle de Iausserande femme du même Bertrand offrirent au Temple de Ierusalem et à ses Religieux Templiers un château qu'une Charte nomme Leporianum et l'autre Lepermone qu'on croit être la Brillanne avec toutes ses appartenances pour l'amour de Dieu et pour la remission des peines dues tant à leurs péchers qu'à ceux de leurs parents. C'est ainsi que la Charte parle.
Sources: Histoire chronoligique de Provence Tome II, Depuis l'établissement de son comté jusqu'aujourd'hui - Par le Sieur Honoré Bouche - Aix, Charles David, imprimeur du Roi du Clergé et de la Ville. M. DC. LXIV.

Les Templiers possédaient le château de La Brillanne, qu'ils échangèrent en 1150, avec Pierre de Sabran, contre l'église Notre-Dame d'Aulanium, devenue depuis Notre-Dame-des-Anges. Vingt-quatre ans plus tard, ils procédaient à l'échange inverse, ce qui faisait partie de ces étranges transactions dont-ils étaient coutumiers. Puis on retrouve ces mêmes Templiers sur la rive droite de la Durance, dans le vallon Mardaric, près de Peyruis.
Sources: Géographie secrète de la Provence - Par Robert Maestracci - Editions Cheminement

Maison du Temple de Sisteron

Si donc nous suivons jusqu'à nos jours les transformations du nom d'Alaunium, nous trouvons, dans un échange de 1150 ; entre Pierre de Sabran, évêque de Sisteron, et les Templiers: Ecclesiam Sancta-Mariae de Olonio, nom qui se reproduit encore dans une transaction de 1174, par laquelle l'église de Notre-Dame de Olonio fit retour à l'évêque avec quelques terres acquises par les Templiers pendant leur courte possession, terres qui furent depuis possédées par l'évêque, et toujours affermées sous le nom d'Auluen. Ceux-là reprirent la Brillanne qu'ils avaient donnée en échange (1). Par sa bulle donnée le 6 des Ides d'avril, la huitième année de son pontificat, 1152, Eugène III confirme entre autres choses, à l'évêque de Sisteron, Ecclesiam de Olonio (2).

1. Cartulaire de Saint-Victor, nº 677.
2. Extraits du livre vert de l'évêché de Sisteron, par Gastinel, page 421. - Dans la bibliothèque de M. E. de la Plane.


Des différends s'étant élevés sur la délimitation des territoires de Lurs et de Pierrerue, une enquête fut faite en 1274, et onze témoins déclarent que la séparation des deux territoires est ad thort de Olonio ; ce nom se retrouve dans les actes publics et dans les anciens cadastres de la commune de Lurs, avec les variantes de Olluon, Ollueng, Olon, Auruou, etc., nom que Cassini a écrit Dolum et Piedaulan, ce dernier nom se rapportant à une éminence qui domine la petite plaine de N.-D des-Anges, et qui porte le nom de Puy-d'Aulun.

Il est à noter qu'alors que dans tous les environs ce canton est connu sous le nom de N.-D-des-Anges, il n'est jamais appelé que le quartier d'Aulun par les habitants de Lurs.

Sources: Bulletin de la Socitété Académique du Var - La Voie Romaine entre Sisteron et Apt. Par Damase Arbaud. Toulon 1868.

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