Essai de datation

Essai de datation

  
    Mis à jour Mardi, 07 Février 2012
    Écrit par Laurent Del Fabbro


Cette deuxième partie propose un classement chronologique des édifices étudiés dans les notices communales. Sont présentés succinctement les éléments d’appréciation qui ont permis cette approche. La date de la première mention, la situation géographique de l’édifice, le contexte archéologique et le titulaire sont les données essentielles. Bien souvent les preuves formelles manquent et nous reconnaissons la fragilité de nos propositions. Ce n’est pas, par exemple, parce qu’un édifice est construit sur un site antique que sa fondation remonte automatiquement à la même période. Il a pu être construit bien après. On est plus assuré quand il existe des tombes ou des témoins plus probants.

I. Les premières églises paroissiales rurales
des origines au IXe siècle

Par cette appellation nous désignons les édifices ruraux élevés pour l’exercice du culte depuis la fin de l’Antiquité jusqu’au IXe siècle. Sont exclus tous ceux construits dans les villes. On peut diviser en deux phases cette période de 500 ans : post-paléochrétienne et carolingienne.

La première période, post-paléochrétienne, débute à partir de la création des évêchés dans notre région. On ne connaît pas les dates exactes, seulement le moment où ils sont nommés la première fois au cours des Ve et VIe siècles. Les paroisses du département actuel dépendaient alors de 9 évéchés : Aix, Apt, Embrun, Gap, Sisteron, Digne, Riez, Senez et Glandèves. Ce ne fut que progressivement que furent élevés des lieux de culte. On en comptait à peine une trentaine au VIe siècle par diocèse. Les moines, principalement de l’abbaye de Lérins dans notre région et les premiers évêques, en furent les instigateurs. Les civitas et les vici les plus importants furent les premiers à être christianisés, les campagnes restant encore attachées aux dieux païens. Quand on rencontre un lieu de culte associé à un site antique, il existe de fortes probabilités pour qu’il ait été édifié sur l’emplacement d’une villa gallo-romaine. Il en est de même pour tous les lieux reliés aux sources miraculeuses, aux sommets remarquables de montagnes dominant un territoire, aux grottes et baumes ayant pu abriter les premiers ermites et anachorètes. Ce sont des lieux à forte prégnance spirituelle qui, de tout temps, ont attiré les hommes en quête de vérité et de ressourcement. D’abord païens, ces sites ont été très vite christianisés. Les titulaires sont en premier les apôtres, auxquels il faut joindre saint Etienne, premier martyr, la Vierge, les martyrs et pour notre région les premiers évêques évangélisateurs, Marcellin d’Embrun, Vincent et Domnin de Digne, Maxime de Riez. Il faut y ajouter saint Martin, l’apôtre de la Gaule, évêque et non martyr.

La deuxième période, du VIIIe au IXe siècle, constitue l’épisode carolingien. L’empire de Charlemagne, qui couvrait une grande partie de l’Europe de l’ouest, apporte stabilité du pouvoir et des institutions, une organisation centrale et une alliance entre l’Eglise et l’Etat. C’est l’éclosion des paroisses rurales avec la création d’églises paroissiales et d’oratoires privées. Ces derniers sont élevés à l’initiative des grands propriétaires de villae. Ces édifices, dotés et entretenus par le propriétaire de la villa, vont constituer le premier réseau paroissial regroupant une population disséminée dans la campagne, mais dans un cercle ne dépassant pas les 2 kilomètres. D’où la grande quantité d’édifices. Chacun d’entre eux est desservi par un prêtre qui distribue les sacrements et qui perçoit la dîme sur le territoire que l’église dessert. On reconnaît ces fondations carolingiennes quand elles sont liées aux toponymes villa, curtis, oratorium et capella. De même, quand elles sont rendues ou restituées par des laïcs à des religieux aux XIe et XIIe siècles, n’ayant pu être élevées lors de la période instable du Xe siècle. Leur implantation en milieu ouvert, non défensif, souvent au sommet d’une petite colline à la mode antique, est significative. Comme les villae romaines, elles sont situées un peu à l’écart de la voie ; on y accède par un diverticule. Elles réinvestissent d’ailleurs souvent des sites antiques. L’eau est très proche, ruisseaux, torrents ou sources fournissant l’eau nécessaire à l’alimentation. Les bâtiments sont de petite dimension, 50 à 80 m², à une seule nef, couverts d’une charpente en bois.

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CHATEAU-ARNOUX
. Saint-Pierre (101). Prieuré desservi par Chardavon, devient église paroissiale jusqu’à la fin du XVIIe siècle. En milieu ouvert et isolé, avec le cimetière. Sur un site antique avec des tombes sous lauzes. Titulaire, chef des apôtres et de l’Eglise. Quelques pans de murs en opus spicatum intégrés à une maison d’habitation.
L’ESCALE
. Sainte-Consorce (173). Tradition d’une fondation au Ve siècle par la fille de saint Eucher. Eglise donnée à Saint-Victor en 1061. Devient ensuite simple chapelle. Détruite dans les années 1962.
LURS
. Notre-Dame des Anges (222). Elevée sur une mansio desservant la voie domitienne. Chapelle de pèlerinage pour la contrée. En état.
. Notre-Dame du Plan (223). Isolée, en plein champ, près d’un ruisseau. En état.
. Saint-Michel (225). Sur un site antique. En état.
. Saint-Martin (226). Sur un site antique. Romane. Privée.
MALIJAI
. Sainte-Marie de Rourebelle (230). Eglise donnée en 1060 à Saint-Victor, devient prieuré et première paroisse de Bezaudun. Titulaire : Marie. Détruit.
. Sainte-Madeleine (231). Petit édifice, isolé, près de la Bléone. Eglise de la villa Fracca qui a transmis sa titulature à l’église du castrum de Malijai.
LES MEES
. Saint-Antoine (246). Propriété de l’évêque de Gap donnée à Saint-Victor en 1098. Milieu ouvert. Titulaire : fondateur du monachisme au IVe s. Disparu.
. Notre-Dame de Plein Champ (248). Sur un site antique, milieu ouvert, en plein champ. Titulaire : Notre Dame. En ruine.
. Saint-Michel (250). Sur un site antique et isolé. Prieuré dépendant de Ganagobie.
MONTFORT
. Saint-Donat (281). Tradition érémitique au VIe siècle. Monastère existant en 1018 donné à St-André de Villeneuve par le comte de Provence. Titulaire : saint ermite du VIe s. En état.
. Sainte-Madeleine (282). En milieu ouvert avec le cimetière de la communauté sur un site évoquant une curtis carolingienne. Titulature transmise à la paroisse castrale. Ruine.
PEYRUIS
. Saint-Marcellin (343). Sur un site antique, première paroisse en milieu ouvert. Lieu de pèlerinage avec absoute pour les morts. Titulaire : premier évêque d’Embrun. Disparue.
. Saint-Pierre (344). Eglise d’une villa carolingienne donnée à Ganagobie par l’évêque de Sisteron en 967. Disparue.
VOLONNE
. Saint-Jean de Taravon (588). Milieu ouvert sur un site antique, avec villa et tombes diverses. L’architecture évoque le VIIIe s. En état.


II. Renouveau des monastères, fin Xe-XIIe siècle

Cette période débute en Provence en 974 quand les Sarrasins en sont chassés définitivement. Depuis le partage de l’Empire de Charlemagne lors du traité de Verdun en 843, l’unité vole en éclat. Dès la fin du IXe siècle, les Sarrasins s’installent en Provence, puis s’allient successivement avec deux partis qui veulent s’emparer du pouvoir. Les destructions sont innombrables, les évêchés sont abandonnés, les paroisses démantelées. Les propriétaires des villae sont désormais seuls maîtres sur leur territoire et ils perçoivent les dîmes que le clergé absent ne lève plus. Plus ou moins alliés avec les Sarrasins, ils se garantissent une sécurité précaire et tentent de survivre dans le chaos. Pour cela ils élèvent des places-fortes, premiers donjons dits mottes construits sur des sites de hauteur. La paix revenue, les moines réinvestissent les territoires abandonnés. Ils tentent de récupérer leurs anciens domaines et en créent de nouveaux. Les propriétaires, souvent réticents, sont poussés par les comtes et vicomtes, par les évêques et par la peur d’un au-delà incertain, à restituer terres, églises et dîmes. Il y a parfois des rebellions, comme en Haute Bléone en 1055 où les alleutiers de Chaudol maltraitent les moines de Saint-Victor jusqu’à déchirer leurs vêtements et les fouetter. Un plaid et un jugement de Dieu solderont l’affaire en faveur des moines qui récupèrent quelques terres et surtout la dîme prélevée sur les alleutiers (CSV 2, n° 739). De même à Gigors où il y a litige pour la possession de la villa Jugurnis entre moines de la Novalaise et ceux de Saint-Victor. Un jugement de Dieu clôturera la dispute en 1045 en faveur des Victorins (CSV 2 n° 691).

Le retour des moines se calque sur l’ancienne organisation carolingienne, c’est-à-dire en recréant les mêmes conditions d’implantation, en milieu ouvert. Les toponymes caractéristiques pour les reconnaître sont le prieuré, la clastre, le monestier et ses variantes, le couvent. Quand on a affaire aux ordres chevaleresques, on trouve la commanderie, le temple, l’hôpital, l’hospitalet. L’effort des moines va être rapidement anéanti et leurs lieux de culte abandonnés au profit de la nouvelle église paroissiale élevée dans le castrum. Ces lieux de culte vont disparaître en partie, qualifiés plus tard d’anciennes paroisses. Certains, faisant l’objet d’un pèlerinage, vont subsister à l’état de chapelles plus ou moins longtemps et plus ou moins entretenues. Leur titulature n’est cependant pas obnubilée, car le plus souvent transférée à l’église du castrum ; c’est d’ailleurs un élément infaillible pour les reconnaître quand on manque de sources explicites. Dans les campagnes, les édifices sont encore de petite dimension, souvent à une seule nef, couverts d’une charpente, prolongée par une abside voûtée en cul-de-four. Dans les agglomérations plus importantes, la nef est divisée en travées, couverte en plein cintre et l’abside centrale peut être accompagnée de deux absidioles. C’est le premier âge roman.

Nous avons classé durant cette période des édifices qui peuvent appartenir à la précédente. A part quelques-uns dont nous sommes assurés comme Saint-Martin d’Allons (8) et Saint-Barthélemy à Faucon-du-Caire (186), parce que l’église apparaît quelques années après la donation de terres, les autres sont plus aléatoires. Cependant, ils ne sont pas implantés sur un site antique et ne sont pas accompagnés de toponymes évoquant l’époque carolingienne.

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MALIJAI
. Saint-Florent de Chénerilles (232). A donné sa titulature à l’église du castrum. En milieu ouvert, près de la Bléone. Disparu.
VOLONNE
. Saint-Martin de Cornillon (587). Milieu ouvert. Première paroisse avec le cimetière. Titulaire : apôtre des Gaules. En état.


III. Anciennes églises paroissiales castrales abandonnées,
en ruine ou devenues chapelles

Par églises paroissiales castrales, nous entendons des églises édifiées dans un village fortifié au cours de la période de l’enchâtellement, c’est-à-dire à partir du XIe siècle jusqu’au XIIIe siècle. Ces églises sont le centre spirituel de la communauté avec à la tête un pasteur qui assure les fonctions curiales. Ces églises sont toutes équipées d’un baptistère et d’un cimetière. Ce centre spirituel fait le pendant du centre de commandement temporel représenté par le seigneur du lieu et son château. Les deux pouvoirs sont associés à la communauté d’habitants qui est dotée d’un régime consulaire qui sert d’intermédiaire. Les consuls gèrent les biens de la communauté, édictent les règlements propres au bon fonctionnement de la vie villageoise, imposent chaque foyer pour pourvoir aux impôts seigneuriaux et de la province. Quant aux paroissiens ils se regroupent dans la Fabrique pour participer et répondre aux besoins matériels de l’église et des indigents (entretien des édifices, hôpital). Cette organisation perdurera jusqu’à la Révolution.

Les destructions et abandons ont été provoqués par deux évènements majeurs. C’est d’abord la peste qui, à partir du milieu du XIVe siècle jusqu’à la fin du XVe siècle, va anéantir en Provence quelques 60% de la population. Les guerres de la fin du XVe siècle, les dévastations provoquées par les bandes armées vont achever le travail destructif de l’épidémie. Ce seront ensuite les guerres de Religion qui, durant 50 ans, jusqu’en 1698, vont apporter leur lot de désolation. Durant ce même temps, on assiste au déperchement de l’habitat. Celui-ci descend en contrebas de la butte où s’élevait le castrum. Ce phénomène va s’accentuer au cours des siècles suivants.

Nous avons classé ces églises en trois catégories selon le destin qui les a frappés. Celles qui ont disparu, celles en ruine et les dernières devenues chapelles. Sont exclues les églises paroissiales castrales encore en fonction aujourd’hui


1) Eglises castrales disparues

MALIJAI
. Eglise Saint-Pierre de Bezaudun (229). Abandon XVe s.
SOURRIBES
. Eglise Saint-Jean de Baudiment. Abandon XVe s.


2) Eglises castrales en ruine

L’ESCALE
. Eglise Saint-Michel (172). Abandon XVIIe s.


3) Eglises castrales devenues chapelles

LES MEES
. Eglise Saint-Sépulcre (247). Abandon sans doute au XVe s. Devient chapelle sous le titre de St-Roch.


IV. Chapelles de protection, d’ermitage et de pèlerinage

Les chapelles de protection ont été élevées principalement après le terrible épisode de la peste, à partir de la fin du XVe siècle. Elles sont placées sur les chemins et à l’entrée des villages pour protéger les habitants des fléaux de la guerre et de la peste. Elles sont dédiées à des saints que l’on qualifie d’antipesteux, le principal étant saint Roch, suivi par saint Sébastien. Saint Christophe, patron des voyageurs, est également bien représenté comme protecteur. Un nouveau, également, saint Joseph, qui va devenir à partir du XVIe siècle l’un des saints les plus invoqués comme protecteur des familles et lors de la mort. Mais on n’oublie pas la Vierge qui tient une bonne place. Les chapelles avec ermitage et lieux de pèlerinage sont plus difficiles à dater, certaines pouvant remonter aux origines du christianisme.

CHATEAU-ARNOUX
. Saint-Jean (102). Lieu de pèlerinage sur une montagne dominant la plaine.
LES MEES
. Saint-Pierre (249). Au bord d’une ancienne voie. La titulature pourrait faire remonter la fondation de la chapelle au haut Moyen Age, mais sans preuve formelle. En ruine.
PEYRUIS
. Saint-Roch (345). Chapelle de protection élevée en 1720 lors de la peste. Procession. En état.


VI. Eglises et chapelles succursales

Deux causes principales sont à l’origine de ces églises et chapelles succursales. La première est l’augmentation sensible de la population. La création de hameaux autour d’une première ferme, la multiplication des bastides dans les campagnes créent un besoin de vitalisation religieuse. Deux périodes ont été favorables à un tel développement : le XIIe-début XIIIe siècle où la population est dense et nombreuse ; du milieu XVIIe siècle jusqu’en 1850 avec un maximum démographique. La deuxième est le contexte géographique des pays de montagne où les conditions climatiques et les mauvais chemins rendent les communications difficiles, sinon impossibles en hiver. Cela concerne le nord-ouest du département dans les cantons de Seyne, de Barcelonnette du Lauzet-Ubaye et d’Allos.

CHATEAU-ARNOUX
. Saint-Auban à Château-Arnoux (103). Chapelle de secours. Détruite.
L’ESCALE
. L’Immaculée Conception au hameau des Cléments (174). Fondée en 1870. Désaffectée. En état. Titulature : dogme de 1854.
. Sainte-Anne au Coulayès (175). Mention milieu XIXe. Restaurée.
LES MEES
. Saint-Pierre à Bel-Air (253). Chapelle succursale de hameau au XVIIIe s.. Peut recouvrir une fondation antérieure à cause de sa titulature. Disparue.
SOURRIBES
. Saint-Roman (498). Chapelle succursale et de hameau. Disparue.


Conclusion

 

Dans l’introduction nous émettions un doute sur l’étude envisagée, à savoir tenter de retrouver les origines des édifices ruraux religieux du département des Alpes-de-Haute-Provence. Le patient travail de fourmis pour collecter le moindre indice a permis d’apporter une réponse relativement satisfaisante. Il se découvre en effet un nombre important d’édifices relevant du premier millénaire. Il est sûr que la fourchette de datation est très large et qu’il est difficile d’affiner certaines propositions. Quand on connaît l’explosion de constructions religieuses durant la période carolingienne, il fallait s’attendre à en rencontrer un nombre important. Encore fallait-il les reconnaître malgré les destructions, reconstructions et abandons.

Durant la première période, celle qui va des origines au IXe siècle, nous avons relevé 168 édifices pouvant avoir été édifié durant ce temps. La deuxième période qui suit jusqu’au début du XIIe siècle, que nous avons nommée « le renouveau des monastères », présente 121 édifices. Soit un total de 289 constructions qui datent d’avant les paroisses castrales. Ces dernières ne rentrant pas dans le cadre de notre étude, nous examinons les chapelles rurales construites après cette période, soit au cours du IIe millénaire. Ce sont des chapelles succursales ou d’ermitage ou de protection. Nous en avons recensé 217. Les édifices du premier millénaire réprésentent 58 %, les autres 42 %.

Tous ces édifices n’ont pas survécu au temps. Les plus anciens sont ceux qui ont disparu le plus vite. Pour la première période du premier millénaire, on en décompte 84 dont il reste seulement l’emplacement, 25 sont en ruine. Il en subsiste 59 en état. Pour la deuxième période 46 ont disparu, 49 sont en état et 26 sont en ruine. C'est-à-dire que sur les 289 constructions recensées, il n’en subsiste que 107, soit seulement 36 %. Il est évident qu’on ne peut se baser sur l’architecture pour les reconnaître. Durant un si long laps de temps, les reconstructions ont été nombreuses et il ne reste rien de l’édifice originel. La grande période de construction et de reconstruction des XIIe et XIIIe siècles a bien souvent effacé totalement les traces des précédentes.

L’autre enseignement de cette étude concerne les titulatures attribuées durant la première période. La Vierge Marie tient largement la première place avec 43 consécrations, soit un total de 25 %. Viennent ensuite saint Pierre avec 22 titulatures, Jean-Baptiste avec 14 et Martin avec 11 titulatures. On rencontre ensuite une cinquantaine de saints, tous des premièrs siècles, apôtres, martyrs ou évêques et saints locaux. Durant le deuxième millénaire, avec les chapelles de protection, on rencontre les saints antipesteux, ceux qui protègent des fléaux, ceux qui accompagnent les voyageurs. Saint Joseph apparaît alors et devient incontournable.

On constate une perennité dans le choix des lieux qui sont réinvestis suite aux abandons et destructions. Ce sont des lieux sacrés où l’on se rend régulièrement en pèlerinage. Certains, abandonnés depuis des decennies, renaissent grâce à une mémoire collective encore vivace. C’est le cas depuis une vingtaine d’années où l’on réhabilite des vieilles chapelles et que l’on recommence à s’y rendre en procession.


 

Ne figurent pas dans cet index le nom des communes, seulement les lieux-dits, les anciennes communes et paroisses. Les numéros renvoient à ceux des Notices communales.

Beaudiment Sourribes (499-500)
Bézaudun Malijai (229)
Chénerilles Malijai (232)
Cléments (Les) L’Escale (174)
Coulayès L’Escale (175)
Paillerol Les Mées (251-252)
Rourebelle Malijai (230)
Saint-Auban Château-Arnoux (103)
Taravon Volonne (588)

 

Les Mées

Saint-Auban

Malijai

Volonne

Peyruis

L'Escale

Dabisse

Montfort

Lurs

Sourribes