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Parole d’évêque : épidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

Vous trouverez ci-dessous le communiqué catholique et courageux de monseigneur Pascal Roland, évêque d’Ars-Belley :

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter.

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire !

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes,  nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie !

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac !

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance !

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11).

Et puis un chrétien ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui  enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

+ Pascal ROLAND

La charpente de Notre-Dame sera reconstruite à l'identique ... Mis a jour le 5:1 à 15h

La décision n'est pas encore officielle, mais tous les feux sont passés au vert pour que le chêne l'emporte sur le béton et la ferraille. Par Frédéric Lewino
Publié le 31/12/2019 à 13:45 | Le Point.fr

Cet article à été contredit par une dépèche de l'AFP le 5 janvier 2020
Je ne l'ai pas retiré car il contient des informations intéressantes. - administrateur du site

Charpente Notre DameDans les coulisses de Notre-Dame, on y croit, désormais, dur comme fer : la nouvelle charpente sera en bois. L'un de mes informateurs m'a confié que, désormais, même le général Georgelin, à la tête de l'Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame, y est favorable. Les spécialistes l'ont convaincu que la reconstruction à l'identique s'avère la solution la plus rapide à mettre en œuvre, la moins chère et, surtout, la plus fiable. C'est en tout cas la seule option qui permette de tenir le délai de cinq ans fixé par le président de la République ! Reste à ce dernier à donner son feu vert ultime, malgré le lobbying intensif des entreprises du BTP et de certains architectes avides de gloire.

CHARIS : La nouvelle instance mondiale pour le Renouveau Charismatique

CHARISCette année, lors de la fête de la Pentecôte, l’ensemble des responsables des mouvements charismatiques se retrouvaient à Rome afin de prier pour la création de ce nouveau service unique international du Renouveau charismatique sous l’impulsion du pape François : CHARIS.

D’après le coordinateur en France, « La feuille de route est claire : “ Baptême dans l’Esprit-Saint, unité du corps du Christ et service des pauvres sont le témoignage nécessaire pour l’évangélisation du monde, à laquelle nous sommes tous appelés par notre baptême.”

L’enjeu est de taille, car cela doit nous mettre en mouvement de nouveau, dans nos groupes de prière, dans nos communautés, dans nos diocèses et tous nos lieux de vie. C’est le moment pour nous, chacun dans nos périmètres, de se demander comment être fidèle à la mission qui nous est confiée par l’Eglise et pour l’Eglise. »

Jean-Luc Moens, modérateur de CHARIS, rappelle, lors de la présentation au pape François, le 8 juin 2019, que c’est à sa demande, quatre ans plus tôt, que cette instance est née du travail de l‘ICCRS (Service International du Renouveau Charismatique Catholique) et de la Catholic Fraternity pour constituer cet unique service pour le courant de grâce du Renouveau pour répandre largement le baptême de l’Esprit dans toute l’Eglise.

Il rappelle également qu’ils ont bien entendu la demande du pape François à revenir aux sources de la louange et de l’adoration et à être actifs dans l’évangélisation et le service des pauvres.

Revue Etoile Notre Dame n° 289 octobre 2019

Lire les documents annexes

Carême 2020 - Progresser en sainteté

C’est le vœu que nous formons pour chacun de vous pendant ce carême. Mais comment progresser en sainteté ? Et dans quel but ? Pour moi seul ou pour ma communauté chrétienne ? Pour moi seul ou pour le monde entier ?

Si je veux annoncer le Christ de façon explicite, je dois, avant, Le connaître et L’avoir rencontré. Ce ne sera pas une doctrine ou une idéologie que je vais annoncer mais une personne, le Christ que j’aurais pris soin auparavant de découvrir comme un ami. Nous vous invitons donc, pendant ce carême, à commencer un nouveau chemin de prière qui, peut-être, deviendra durable dans votre vie. La Lectio divina et l’oraison avec la révision de vie ou la relecture de ses journées…

Avant tout, je vous invite à vous procurer un petit cahier, que j’appellerai cahier de sainteté ou de sanctification. Ce petit cahier, précieux et personnel, va me permettre de relire mes journées en notant ce qui a été et ce qui a été moins bien aux yeux de Dieu et à mes yeux. Je pourrai ainsi facilement le reprendre pour préparer ma confession mensuelle pendant laquelle je me suis bien souvent entendu dire « Je ne progresse pas, je fais toujours les mêmes péchés... ».

Ce cahier va me permettre d’écrire quotidiennement, ou de façon régulière lors de mes temps d’oraison, de lectio divina ou de relecture de journée, mes découvertes, mes peines, mes joies et ainsi formaliser mes progressions et mes reculs, mes inspirations dans la Parole de Dieu, toujours sous le regard de Dieu et de Sa bienveillante miséricorde.

  1. La lectio divina(lecture divine)
    Nourris-toi de la Parole !

 

« Nous croyons que la Bible contient la Parole de Dieu révélée. Mais elle n’est pas réduite à un texte. Cette parole doit reprendre vie et elle le fait dans le quotidien de la prière ». Dans la Parole, Il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite.

La lectio divina, un nouveau printemps spirituel

 

« La lectio divina est souvent considérée comme une pratique nouvelle issue du monachisme. Mais c’est faux : c’est une pédagogie qui a été au cœur de la vie chrétienne pendant les premiers siècles de l’Église. Elle s’est peu à peu retirée dans les couvents et les monastères car les gens ne savaient plus lire », souligne le père Christophe de Dreuille . Elle a ressurgi au cours de la seconde moitié du XX e siècle. Deux papes ont joué un rôle majeur afin de la faire sortir des cloîtres : le pape Jean Paul II et Benoît XVI. « Cette pratique, si elle est promue de façon efficace, apportera à l’Église, j’en suis convaincu, un nouveau printemps spirituel », avait ainsi déclaré Benoît XVI en 2005.

Mais de quoi s’agit-il concrètement ?

Cette pédagogie se découpe en quatre étapes : la lectio, la meditatio, l’oratio et la contemplatio.

La lectio consiste à lire et relire un passage de l’Écriture sainte en en recueillant les principaux éléments.

« Cette étape permet d’accueillir la parole de Dieu en rendant l’homme plus attentif à ce que ce texte vient susciter en lui comme impression, comme point d’étonnement. Dans cette première étape, la personne qui prie est dans l’écoute de la Parole, non dans la prise de parole. C’est une écoute gratuite, cordiale, qui permet de goûter ce que l’on reçoit… », détaille le prêtre du diocèse d’Aix et Arles.

Vient ensuite la meditatio, qui est «comme un temps d’arrêt intérieur, où l’âme se tourne vers Dieu en cherchant à comprendre ce que Sa parole dit aujourd’hui pour la vie concrète ».

 « La méditation déploie ce que la lecture a donné comme nourriture », insiste le père Christophe de Dreuille.

Deux questions peuvent nous aider à vivre cette étape de la prière :

- Qu’est-ce que cette parole me dit de celui qui nous parle ?

- Qu’est-ce que cette parole me dit pour moi aujourd’hui ?

Attention, prévient le père Christophe, « l’idée n’est pas de faire de la lecture de la parole de Dieu un simple exercice intellectuel. Celui qui nous parle à quelque chose à nous dire. C’est un pas de plus dans la rencontre, Il nous enseigne ».

L’étape suivante, appelée oratio, permet de s’entretenir avec Dieu dans un dialogue direct.

« C’est le moment de traduire cette écoute en une prière de réponse. Le Seigneur a parlé et souhaite qu’on puisse répondre. On entre ici dans un dialogue. Après avoir écouté, à chacun de répondre : cela peut prendre la forme d’un acte de foi, d’une prière de supplication pour ses fautes, d’une demande de pardon, d’une prière d’intercession ou encore d’une prière de louange et d’action de grâce ».

Vient enfin, la contemplatio, un temps d’adoration

Cette dernière étape est l’accomplissement de cette rencontre. « À ce moment-là, je peux vivre en Sa présence. Cette contemplation se vit dans un silence riche de la parole échangée. C’est un temps d’adoration, par exemple », développe le père Christophe.

« Tout chrétien est invité à prier de cette manière-là. Il n’y a pas de crainte à avoir de ne pas comprendre, ce qui est important est de recevoir et de progresser dans la compréhension ». « Et elle peut bien évidemment faire office de temps de prière personnelle quotidien ! », souligne encore le prêtre, tout en rappelant qu’elle nécessite au moins 20 minutes par jour, soit cinq minutes par étape. Son but : unifier et déployer la vie spirituelle de chacun.

  1. La relecture de ma journée

Le but de cette relecture de ma journée est d’expérimenter, par la prière d’Alliance, une manière de prier. D’abord et avant tout, le Seigneur me fait le don de l’Alliance en laquelle il me propose de vivre avec Lui, jour après jour.

C’est une prière : de toi à moi, parler comme un ami parle à un ami. Ce n’est pas un bilan de moralité de ma journée.

En contemplant le film de ma journée, je me mets en état de re-connaissance, c’est à dire de connaissance renouvelée de ce qu’il m’a été donné de vivre. Comment le Père m’a-t-il engendré aujourd’hui ?

Revoir donc mes pensées, mes paroles, mes actions, non pas pour les classer en bonnes ou en mauvaises, mais pour prendre conscience, dans la lumière de la foi, de ce qui m’est « arrivé », de ce qui est survenu en moi lors de tel événement, telle rencontre, telle décision prise.

« Les événements qui ont été vécus ne sont rien par eux-mêmes. Seule compte la manière dont nous les faisons nôtres en leur donnant un sens. L’homme qui ne revient pas sur ce qu’il a vécu en reste à la surface de lui-même. Il n’y a pas d’expérience dans la pure facticité de l’événement. La relecture est le passage au langage et rien n’est réellement humain qui n’accède au langage. » (P. 1. Thomas, Christus n° 170).

Relire et relier les instants de notre vie

Parce que nous sommes des êtres de mémoire, pétris de passé, fondamentalement inscrits dans le présent aussi, il nous est donné, en effet, de relire notre vie autrement, en revenant par exemple, sur les effets produits en nous par ce que nous avons vécu, en reconnaissant les fruits que nos choix ont pu porter ou ne pas porter, en réentendant certains mots, regardant ce qu’ils ont pu, à une certaine époque provoquer, étant attentifs à ce qu’ils provoquent aujourd’hui.

« C’est moi le Seigneur ton Dieu qui t’ai libéré de l’esclavage », Ex. 20, 2.

Cette parole s’adresse à nous aujourd’hui. Relire notre quotidien sans nous placer en présence du Seigneur, c’est prendre le risque de rester toujours sur les mêmes images, les mêmes événements qui reviennent parce qu’ils font écran. Nos pesanteurs et nos opacités ont besoin d’être déposées en Celui qui les transforme... «Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi», Jean 13, 8. Nos jugements hâtifs sur nous-mêmes et sur les autres sont à exposer à Sa lumière, qu’ils rencontrent le regard créateur, recréateur, de Celui qui nous rend la vue.

quelques conseils pratiques

Je me rends présent à Dieu maintenant, là ou je suis avec ce que je suis. Mon corps se rend disponible. Ma respiration s’apaise. Un geste pour Lui signifier (J’ouvre les mains, je fais le signe de croix... ) ou une prière simple. « Seigneur me voici devant toi ».

Je Lui demande sa Lumière : Il est le seul qui puisse me révéler la vraie teneur de ce que j’ai vécu. Je lui demande de voir ma journée selon son cœur et son regard à Lui. Je me mets sur la bonne longueur d’onde, dans la foi en un Dieu miséricordieux, Dieu de vie, d’amour, de vérité.

Je reconnais et rends à Dieu Ses grâces : Je fais défiler ma journée...

Seigneur je veux d’abord te remercier parce que Tu m’as aidé, je me sens en paix, j’ai pu me rapprocher de telle personne, je me sens plus serein, j’ai su vivre le temps présent, j’ai pu mieux prier... Je te remercie de ce que je suis, de ton don.

Je reconnais ce qui maintenant devant Dieu me donne de la joie, de la vie, des élans d’amour. Je suis content de telle ou telle chose. Je reconnais ainsi devant le Seigneur sa bonté pour nous, sa puissance.

Je me confie à Sa miséricorde

En relisant ainsi ma journée en « tenant la main de Dieu » et en contemplant ses dons et les signes de sa présence, je perçois mes infidélités. Je perçois une confusion intérieure, quelque chose qui me « pince», me « titille » et me dit que je n’étais pas dans sa pleine Lumière.

Je repère en moi un décalage entre ce que je crois être du Seigneur (amour, justesse, justice, vérité, bienveillance... ) et mon attitude dans telle circonstance (non-amour, jugement, rejet, envie, mensonge... ).

Pour tous ces manques, il y a la place dans le cœur de Dieu. Je me love dans sa tendresse, je Lui demande pardon et je me confie à Sa miséricorde. Jésus est venu pour revivifier tout ce qui était desséché et mourant. Je m’offre à poursuivre la route de demain.

« Le pain pour la route »

A partir de cette reconnaissance des dons de Dieu, mais aussi de mes chemins de ténèbres, de mon péché, quel pas je peux faire demain sous la tendresse de Dieu : quelle attitude, démarche, vigilance je désire adopter?

Quel point concret je choisis pour vivre davantage en alliance avec mon Seigneur? Je le propose au Seigneur et lui demande son aide.

Sources : - CVX : Communauté de vie chrétienne est une association internationale de laïcs catholiques, hommes et femmes, qui ont adopté la spiritualité ignacienne dans leur relation avec Dieu et manière de vivre. - viechretienne.fr - aleteia.org

Mon cahier de sanctification...

Je n’oublierai pas, pendant ce temps de prière, de noter un verset de la Parole de Dieu qui a particulièrement retenu mon attention. Pendant la méditation et l’oraison, l’Esprit-Saint aime nous visiter et nous donne parfois des inspirations, ou motions intérieures, comme autant de petits conseils qui peuvent venir éclairer notre foi et nous guider dans notre vie quotidienne. N’hésitez pas à les noter comme un petit guide à relire ensuite.

L’oraison et la méditation
Est-ce la même chose ?

Chacune révèle un moyen différent de prier. La méditation et l’oraison sont deux expressions de la prière chrétienne. On pourrait croire qu’elles recouvrent la même réalité mais ce sont bel et bien deux façons diverses de prier.

Le Catéchisme décrit la méditation comme « une recherche priante qui met en œuvre la pensée, l’imagination, l’émotion, le désir. Elle a pour but l’appropriation croyante du sujet considéré, confronté avec la réalité de notre vie. » (CEC 2723)

Par la méditation, « l’esprit cherche à comprendre le pourquoi et le comment de la vie chrétienne, afin d’adhérer et de répondre à ce que le Seigneur demande. » (CEC 2705).

Ce mode de prière est souvent associé à la pratique de la Lectio divina qui consiste à méditer à partir de la lecture des Écritures. C’est une façon de réfléchir aux réalités de la vie et à sa propre place dans l’univers.

L’oraison est elle « un commerce intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé », d’après les mots de sainte Thérèse d’Avila.

Le Catéchisme la décrit en ces termes :

« L’oraison mentale est l’expression simple du mystère de la prière. Elle est un regard de foi fixé sur Jésus, une écoute de la Parole de Dieu, un silencieux amour. Elle réalise l’union à la prière du Christ dans la mesure où elle nous fait participer à son Mystère. »  (CEC 2724)

On pourrait résumer l’oraison à cette phrase : « Je L’avise et Il m’avise », qui était la réponse d’un paysan d’Ars à son curé lui demandant ce qu’il faisait si longtemps devant le tabernacle.

Alors que ces deux modes de prière nourrissent notre relation à Dieu, l’oraison est celle qui permet plus particulièrement à l’amour de s’exprimer et de se réaliser.

L’oraison, c’est contempler une personne, c’est contempler Dieu lui-même.

Pour résumer, on pourrait dire que la méditation nous aide à connaître Dieu, alors que l’oraison nous aide à L’aimer.

Mon cahier de sanctification...

Après la Lectio divina, il sera bon de noter quelques points clés de la relecture de ma journée. Ces petites notes auront pour but de pacifier mon cœur et surtout de progresser spirituellement de jour en jour, tranquillement.

Avant d’aller me confesser, je pourrai les relire pour une confession vraie et en profondeur.

Pour un début d’année plein de confiance…

Extrait du livre de Christine Lewicki
J’arrête de râler

Collection pocket page 126 et suivantes

Nous sommes tous nés  avec des qualités uniques, des domaines dans lesquels nous brillons, et ce que nous avons de mieux à faire, c’est de les partager…

Or, beaucoup d’entre nous n’ont même pas conscience de leurs talents, et donc ne les mettent pas à profit. Notre vie est une opportunité merveilleuse pour nous découvrir et partager un peu de nous-mêmes, pour reconnaitre les talents et les qualités qui nous ont été donnés et nous mettre dans des situations qui nous offrent de les exploiter au mieux.

Evidemment, partager demande souvent de sortir de sa zone de confort. Cette zone où l’on ne prend pas de risque, où l’on ne s’expose pas vraiment, où l’on ne cherche pas à se dépasser. Pour partager, contribuer, aider, on doit prendre les devants et sortir un peu de soi. On doit faire taire la petite voix en nous qui nous dit : « Pour qui tu te prends, tu n’es pas mieux que les autres, ce que tu veux faire ne changera pas grand-chose, tu n’es pas capable d’apporter quelque chose de différent, de meilleur ».

Et pourtant, quand on focalise son attention sur la contribution qu’on souhaite apporter à la vie, on perd toute raison de râler. Car, tout d’un coup, la vie devient un terrain de jeux dans lequel s’épanouir ; et chaque jour nous avons la liberté de choisir comment nous voulons partager de nous-mêmes avec les autres. Nous sommes ainsi au service de la vie et non les victimes des vicissitudes de la vie.

Pour cela on doit aller au-delà de notre plus grande peur : la peur d’échouer (ou peut-être plutôt la peur de réussir…). En effet, parfois on se dit : « Que vont penser les autres ? ». On peut penser que c’est inquiétant de s’ "élever ", car on a peur que les autres ne nous suivent pas et qu’ils nous jugent.

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
C’est notre propre lumière – et non pas notre obscurité - qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question : « qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? »
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu !
Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.
Nous sommes nés pour rendre manifeste  la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus ; elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Marianne Williamson, Un retour à l’amour

Ce texte de Marianne Williamson peut changer notre vie. Je crois profondément qu’elle a raison. Nous avons tous en nous et de manière égale tout ce qu’il faut pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux. Et la source de notre bonheur, et le meilleur moyen de ne plus râler, est de nous autoriser à l’être !

Il faut que nous arrêtions d’avoir peur d’aller de l’avant, peur d’être brillant et géniaux. Prenons conscience de notre génie et partageons-le. Donnons de nous-mêmes et donnons-nous l’autorisation de nous élever. Cessons de culpabiliser lorsque nous réussissons, sortons de cette croyance ancrée au plus profond de nous que « réussir, c’est prétentieux ». donnons-nous la permission de puiser dans notre génie, c’est le meilleur moyen de redonner et de partager.

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LA MESSE - un trésor incroyable confié à l'église

un article de Aymeric Pourbaix  - France Catholique  concernant le livre écrit par le père Francois Marot

lire l'article

Présentation de l'éditeur

41YlJRKDTmLSi les actions de Claire Ferchaud, mystique poitevine (1896-1972), ont connu un engouement au moment de la guerre (elle est allée voir Poincarré en lui relayant la demande du Sacré-C ur d'être sur le drapeau de la France), puis un point d'arrêt lorsque l'Église lui a demandé le silence au sujet des faits de Loublande (à distinguer de la messe perpétuelle que Pie XII et d'autres papes en 1945 soutinrent), elle est aujourd'hui redécouverte pour le c ur de son message : la messe perpétuelle. L'évêque du diocèse participe depuis plusieurs années déjà à la journée spirituelle annuelle. Quel est l'intérêt de la messe perpétuelle demandé par le Christ à Claire ? Le père Guibert explique dans sa préface : « Depuis mon passage à Loublande, j'ai compris que la Messe Perpétuelle est au contraire une "ruse" du ciel pour les temps qui viennent. Lorsque toutes nos entreprises apostoliques seront bien mises à mal, nous serons mieux à même de comprendre à quel point l' uvre de la Messe perpétuelle se trouve au fondement de la nouvelle évangélisation : "L'Eucharistie est la source et le sommet de toute évangélisation", enseigne le Concile Vatican II (P.O. 5). "Rien ne saurait être plus agréable à Dieu que l'institution de la Messe perpétuelle", disait le Padre Pio. » Dans cet ouvrage, l'auteur montre comment la ferveur de saints ou théologiens a permis à la messe de se déployer liturgiquement et doctrinalement au fil des siècles. Il enrichit son approche par une immersion mystique dans les écrits de Thèrese de l'Enfant-Jésus, Padre Pio, Charles de Foucauld et Claire Ferchaud dont la participation au mystère eucharistique atteint une profondeur inégalée à ce jour. Il ne manque pas de répondre aux objections sur la messe perpétuelle.
 

Biographie de l'auteur

Le père François Marot est prêtre du diocèse de Digne. Il est curé de paroisse et aumônier des jeunes. Chaque année il participe au Triduum de Loublande (3 jours de pèlerinage + 1 nuit de messes successives ininterrompues).

 

Elena, une « petite sainte » pour l’éternité

 

@Gonzalez Depreter
Pablo et Marie juste après la naissance de leur fille Elena.

Mathilde de Robien | 25 octobre 2019

Elena González Depreter n’aura vécu que deux heures et onze minutes à cause d’une rare et grave malformation du système nerveux appelée anencéphalie, détectée à la 20e semaine de grossesse. Au moment de sa naissance, à terme, ses parents ressentent néanmoins un immense sentiment de plénitude. Un moment si court aux yeux des hommes mais si dense lorsqu’il est rempli d’amour. Ils confient à Aleteia leur témoignage. Bouleversant.

La messe ailleurs, un des plaisirs des vacances

acces Famille ChrétienneL'un des plaisirs des vacances est aussi d’aller « ailleurs » à la messe.
Les voyages forment la jeunesse et la messe dominicale, en particulier, fait découvrir d’autres horizons.
Dans les pays étrangers, un bon moyen de sortir des circuits imposés – un guide vous traîne de lieu remarquable (trois étoiles sur le guide) en site à ne pas rater (pictogramme en forme d’œil de Caïn pour vous rappeler de prendre des photos), dans les couloirs de musées bondés comme le RER C, où on parle à peu près toutes les langues sauf la vernaculaire – est de vous échapper pour aller à la messe. On y rencontre de vrais autochtones menant la vraie vie du vrai pays, loin du village Potemkine mâtiné de Disneyland proposé par le tourisme de masse. On y découvre le catholicisme universel – les petites Thérèse et Bernadette ont leur niche à Dubrovnik comme à Dakar – et le catholicisme local, qui parfois vous donne des complexes : ici, on ne craint pas de s’endimancher ; là, on sait ce que c’est que s’agenouiller. Le respect humain serait-il spécifiquement européen ?
INDIANA JONES À LA CAMPAGNE
Mais inutile de courir à l’autre bout du monde. Pour être dépaysé, il suffit parfois de profi ter de l’été pour s’aventurer à la campagne, de faire son Indiana Jones en plongée dans le bénitier de certaines paroisses déshéritées. Comme le décrit Jean Sévillia dans La France catholique (Michel Lafon) : de profondément rural, le catholicisme français est devenu aujourd’hui essentiellement urbain.
La dame qui fait chanter, pourtant, est pleine de bonne volonté : sa voix tonitruante tient lieu de chorale, elle couvre l’assistance aux vocalises défaillantes. Il faut dire qu’elle prend trop bas le couplet, trop haut le refrain. On essaie au moins de fredonner le début et de raccrocher à la fin. Les adolescents pouffent de rire. D’ailleurs, ils ne connaissent pas ce cantique, il ne fait pas partie du répertoire «tradismatique» qui fait fureur dans les grandes villes.
Le livret de chants, comme le reste – la paroisse pourrait s’appeler Saint-Hibernatus – date pour ainsi dire du pré-paléolithique, les années 1970, quand, disons-le de façon pudique, la création artistique n’était pas mirifique.
Ici, on ne s’agace pas de la liste d’attente des louveteaux qui n’avance pas : la meute n’existe pas. On ne soupire pas non plus de devoir prendre son élan pour réussir à inviter à déjeuner son curé : son carnet de bal est aussi peu rempli que les corbeilles de sa quête. Il est riche en revanche de clochers, qu’il parcourt inlassablement, sans ménagement pour sa santé, priant Dieu de lui donner un jour le don d’ubiquité.
C’est énervant, les enfants qui ricanent comme des ânes. Mais que sait-on de ce qu’ils pensent derrière les apparences ? Peut-être ont-ils soudain conscience de leur chance le restant de l’année. Peut-être même, en contemplant ce prêtre pathétique ou héroïque, voire un peu les deux, se promettent-ils d’être un jour missionnaires, dans leur propre pays, pour une France périphérique amnésique qui a oublié qu’elle était catholique.

*Auteur de Adieu Simone ! Les Dernières Heures du féminisme, Le Centurion.
FAMILLECHRETIENNE.FR • N°2171 • SEMAINE DU 24 AU 30 AOÛT 2019

 

Sous-catégories

Ces initiatives pastorales,  ne sont pas réservées aux prètres mais doivent servir d'exemple pour toute la communauté paroissiale (Prètres et laïcs ensembles)

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