Le « miracle » du randonneur perdu dans le massif de la Sainte-Baume.

Reçu d'un ami dominicain : le miracle de la Sainte-Baume, il y a quelques jours.
Le « miracle » du randonneur perdu dans le massif de la Sainte-Baume.

randonneur perdu dans la sainte baumeAprès être resté perdu cinq jours et cinq nuits dans le massif de la Sainte-Baume (Var), un randonneur septuagénaire a trouvé refuge en pleine nuit au sanctuaire de la Sainte-Baume. Réveillé dans la nuit, un jeune de l’École de vie du sanctuaire, Julien, l’a découvert, extrêmement affaibli. Troublante coïncidence quand on sait que, quelques heures plus tôt, ce Julien avait prié le chapelet pour que l’homme soit retrouvé.

« Miracle ». C’est le fils du randonneur retrouvé qui n’hésite pas à employer ce mot pour raconter ce qu’il s’est passé à nos confrères de France-info. Parti le jeudi 18 juin pour ce qui ne devait être qu’une randonnée d’une journée dans le massif de la Sainte-Baume, André Tréguet, soixante-dix ans, se perd en chemin. Durant cinq jours, il ne parvient pas à retrouver le bon sentier, atterrissant à chaque fois au même endroit. Les provisions qu’il avait emportées pour la journée s’amenuisent. L’homme se retrouve bien vite sans nourriture et sans eau. Il est obligé de boire son urine pour ne pas mourir déshydraté. Pendant ce temps les secours s’activent. Les gendarmes organisent des recherches, un hélicoptère sillonne le massif. En vain.

PREACH :Guide pratique pour anticiper la reprise des messes publiques

Nous avons fait un extrait du document édité par la Province Dominicaine de Toulouse en nous limitant sur ce qui concerne les petites églises. Pour ce qui est des églises de Saint Auban et des Mées,  reportez vous au document complet sur le site :
https://www.dominicains.com/reflexions-en-temps-de-pandemie/

 Guide pratique pour anticiper la reprise des messes publiques (pdf à télécharger) 

ou document à consulter en ligne :  PREACH FLIPBOOK
Plan de REtour aux Activités Cultuelles Habituelles

L’objet de PREACH est de montrer que la reprise «physique» des célébrations religieuses au sein d’une église avec des fidèles est possible tout en respectant des consignes sanitaires les plus exigeantes.
Il est vrai qu’à ce jour nous n’avons pas les consignes gouvernementales si ce n’est celles édictées le 3 mai pour différents établissements.
Nous les avons intégrées et nous nous sommes inspirés des méthodes et des pratiques que les entreprises ont mis en place dans le cadre de leurs Plans de Continuité d’Activité pour gérer la crise du COVID19 . Ces méthodes comprennent trois règles sanitaires et leur mise en œuvre (distanciation physique, masque, nettoyage/désinfection) et les conséquences pratiques sur la vie de la paroisse et la liturgie… Nous avons choisi de présenter les mesures les plus strictes. Elles ne seront pas forcément conjuguées, elles seront peut-être même assouplies (par exemple, nous avons choisi une distanciation physique de 4 m2 par personne ce qui pourrait rendre théoriquement inutile le port du masque.
Peut-être les normes imposeront-elles, une distanciation d’1m avec port du masque, ce qui permettrait de doubler l’assistance. Nous considérons qu’il vaut mieux être prêts au plus exigeant pour ensuite assouplir plutôt que le contraire.
C’est donc un cadre que nous proposons afin d’aider les uns et les autres à se préparer le plus tôt possible. De fait, nous estimons qu’il faut compter environ 15 jours pour adapter les normes, les mettre en place, constituer et former des équipes, faire des achats… Un cadre déjà réfléchi se met plus facilement en œuvre quand bien même il est à adapter qu’une mise en place ex nihilo.

Et si vous faisiez un pèlerinage virtuel ?

© Sergey Dzyuba I Shutterstock
Lourdes.
 

Au temps du coronavirus, même confinés, rien ne vous empêche de faire un pèlerinage grâce à des visites virtuelles qui permettent de se retrouver au cœur des hauts lieux de pèlerinage chrétiens et de cheminer spirituellement.

Alors que nous sommes confinés depuis déjà plus d’un mois, il va falloir encore patienter et attendre les annonces du Premier ministre la semaine prochaine concernant les précisions de la mise en place du déconfinement, prévu à partir du 11 mai prochain. Mais si l’heure est aux consultations dans les bureaux de Matignon, les évêques de France ont transmis à Édouard Philippe leurs propositions concernant le déconfinement spirituel tant attendu par les fidèles. Comme le note le secrétaire général de la CEF, « la tenue de grands pèlerinages inter-régionaux semble compromise ». Par conséquent, il est temps de vous préparer psychologiquement à devoir renoncer cette année à vos projets de pèlerinage ou de voyage dans des hauts lieux de patrimoine chrétien…

Cependant, rassurez-vous, il y a d’autres moyens de faire une halte spirituelle, de visiter une cathédrale ou un monastère chargé d’histoire. Avez-vous déjà entendu parler des pèlerinages virtuels ? Depuis votre domicile, vous avez désormais la possibilité d’entreprendre les pèlerinages les plus célèbres ou de vous promener aux alentours d’un grand sanctuaire. Vous serez étonnés : grâce aux nouvelles technologies, certaines visites sont d’une réalité saisissante et d’une beauté époustouflante. Notre sélection :

La femme ou le sacerdoce du cœur - Le cœur de l'homme

Deux articles tirés de la revue Etoile Notre-Dame

La femme ou le sacerdoce du cœur

etoile ND mai 2020Revue Etoile Notre Dame n° 295 mai 2020

Cet article, est inspiré du livre La femme, ou le sacerdoce du cœur aux éditions des béatitudes.

Cet ouvrage, destiné à toutes les femmes peut également aider les hommes à mieux comprendre leur mystère. Jo Croissant rappelle le « merveilleux projet de Dieu », concernant l’homme et la femme. En se penchant sur la femme, elle compare la manière dont celle-ci est perçue aujourd’hui à la manière dont Dieu la perçoit. A notre époque, le féminisme n’est plus vraiment un combat, comme lors de l’émancipation de la femme à partir du xVIII e siècle. Le féminisme est devenu partie intégrante de la société. La femme est sacralisée, mais pas dans le sens sacré du projet de Dieu. La femme est mise sur un piédestal, et à force de se battre pour ses droits ,elle finit par écraser l’homme.

Le cœur de l'homme

etoile ND juin 2020Revue Etoile Notre Dame n° 296 juin 2020

Dans le dernier numéro du mois de mai, nous avions parlé du cœur des femmes à partir du livre La femme sacerdotale. il nous semblait évident de parler du cœur des hommes, ce cœur si mystérieux, parfois insaisissable, silencieux...

A partir du livre : Indomptable, le secret de l’âme masculine Farel éditions

Etoile ND

Les sœurs bénédictines de Jouques en passe de réaliser un exploit mondial

Bérengère Dommaigné | 13 mai 2020

La plus grande campagne d’enregistrement de l’Histoire ! C’est ce qu’un groupe de passionnés du chant grégorien est en train de réaliser avec les sœurs de Jouques (Bouches-du-Rhône). Pendant trois ans, tous les offices chantés des sœurs (plus de 8.000 heures), vont être enregistrés par des professionnels. Ils seront prochainement proposés à l’écoute du monde entier à travers une application dédiée.

Le plus grand enregistrement au monde jamais réalisé ! Ce slogan n’a rien d’une publicité tapageuse mais d’une réalité incroyable. Depuis un an, et pour deux encore, une équipe internationale de passionnés enregistre chacun des sept offices quotidiens des sœurs de Jouques, afin de proposer prochainement, sur une application, l’intégralité de la liturgie bénédictine grégorienne !

Parole d’évêque : épidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

Vous trouverez ci-dessous le communiqué catholique et courageux de monseigneur Pascal Roland, évêque d’Ars-Belley :

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter.

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire !

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes,  nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie !

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac !

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance !

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11).

Et puis un chrétien ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui  enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

+ Pascal ROLAND

Lettre ouverte de Véronique Lévy à Anne Soupa, « candidate » à l’archevêché de Lyon

https://www.famillechretienne.fr/filinfo/lettre-ouverte-de-veronique-levy-a-anne-soupa-candidate-a-l-archeveche-de lyon?fbclid=IwAR1rE8eWtVIISLzVvKCocOzAu947hY5S1xLfFwAPOITVXK3iDS_RSpYf9GM

famillechrétienne.fr   TRIBUNE | 28/05/2020 | Par Véronique Lévy

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Véronique Lévy répond à Anne Soupa ©Yann Revol

Convertie et essayiste, Véronique Lévy, sœur du philosophe Bernard-Henri Lévy, est une femme à la parole libre. Elle réagit avec lyrisme, au nom de sa féminité et de sa foi, à la « candidature » d’Anne Soupa à l’archevêché de Lyon.

Ma sœur Anne,

Cette église que vous accusez d’être le fief d’hommes abuseurs, ivres de leur pouvoir, ne voyez-vous pas que son cœur nucléaire est celui d’une Femme ?

Je viens vous annoncer une heureuse nouvelle, je viens vous chanter mon magnificat, mes pas à l’ombre de ses pas, dans l’élan de celui de Marie… Vous parlez d’enthousiasme, oh quel mot païen, moi je vous parle d’exultation. Oui, mon âme exulte le Seigneur dans une respiration d’amour enveloppant mon corps, toute ma féminité qui, par Lui, et par Lui Seul, ressuscita le 7 avril 2012 en l’Église catholique et universelle, dans la nuit de la Vigile Pascale.

Les pays du Proche et Moyen-Orient, bombes à retardement de la pandémie ?

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À Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, le 30 avril 2020. Un militaire presse des enfants de rentrer chez eux afin de respecter les mesures de confinement.
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Si l’épidémie de covid-19 semble mieux contenue dans certains pays du Proche et Moyen-Orient, les conséquences du confinement pour en éviter la propagation sont désastreuses. « La crise sanitaire liée au covid-19 a fait passer au second plan la situation de ces pays qui s’enfoncent dans une très grande pauvreté », assure Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient. « On peut aujourd’hui parler de faim, presque de famine, au Moyen et Proche-Orient, et même au Liban, avec une crise économique sans précédent ».

Depuis le début de l’épidémie de covid-19 et du confinement, le temps semble s’être suspendu et l’espace rétréci. Pourtant, si l’évolution de la situation en France et dans les pays occidentaux est largement relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux, celle des pays du Moyen Orient l’est beaucoup moins. Pourtant, elle est dramatique. « La crise sanitaire liée au covid-19 a fait passer au second plan la situation des plusieurs pays du Moyen et Proche-Orient qui s’enfoncent dans une très grande pauvreté », a alerté Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient, lors d’un point presse mardi 5 mai. « On peut aujourd’hui parler de faim, presque de famine, avec une crise économique sans précédent ».

« Le confinement lié au coronavirus vient aggraver une situation déjà tendue. »

« Il y a des cas de coronavirus, mais d’après les retours que nous avons ils sont relativement peu nombreux par rapport à la France ou à d’autres pays européens », reconnaît Mgr Gollnisch. « Est-ce la réalité ou est-ce que ces pays n’ont pas les bons outils statistiques pour appréhender l’ampleur de la pandémie ? Il est difficile de l’affirmer. Peut-être que la hausse va s’enclencher brutalement dans les prochaines semaines ». Une autre problématique est, pour le directeur de l’Œuvre d’Orient, celle des mouvements insurrectionnels. « Le confinement lié au coronavirus vient aggraver une situation déjà tendue et je suis convaincu qu’il y aura une reprise des mouvements insurrectionnels à la fin du confinement et que ces derniers seront plus violents.

Carême 2020 - Progresser en sainteté

C’est le vœu que nous formons pour chacun de vous pendant ce carême. Mais comment progresser en sainteté ? Et dans quel but ? Pour moi seul ou pour ma communauté chrétienne ? Pour moi seul ou pour le monde entier ?

Si je veux annoncer le Christ de façon explicite, je dois, avant, Le connaître et L’avoir rencontré. Ce ne sera pas une doctrine ou une idéologie que je vais annoncer mais une personne, le Christ que j’aurais pris soin auparavant de découvrir comme un ami. Nous vous invitons donc, pendant ce carême, à commencer un nouveau chemin de prière qui, peut-être, deviendra durable dans votre vie. La Lectio divina et l’oraison avec la révision de vie ou la relecture de ses journées…

Avant tout, je vous invite à vous procurer un petit cahier, que j’appellerai cahier de sainteté ou de sanctification. Ce petit cahier, précieux et personnel, va me permettre de relire mes journées en notant ce qui a été et ce qui a été moins bien aux yeux de Dieu et à mes yeux. Je pourrai ainsi facilement le reprendre pour préparer ma confession mensuelle pendant laquelle je me suis bien souvent entendu dire « Je ne progresse pas, je fais toujours les mêmes péchés... ».

Ce cahier va me permettre d’écrire quotidiennement, ou de façon régulière lors de mes temps d’oraison, de lectio divina ou de relecture de journée, mes découvertes, mes peines, mes joies et ainsi formaliser mes progressions et mes reculs, mes inspirations dans la Parole de Dieu, toujours sous le regard de Dieu et de Sa bienveillante miséricorde.

  1. La lectio divina(lecture divine)
    Nourris-toi de la Parole !

 

« Nous croyons que la Bible contient la Parole de Dieu révélée. Mais elle n’est pas réduite à un texte. Cette parole doit reprendre vie et elle le fait dans le quotidien de la prière ». Dans la Parole, Il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite.

La lectio divina, un nouveau printemps spirituel

 

« La lectio divina est souvent considérée comme une pratique nouvelle issue du monachisme. Mais c’est faux : c’est une pédagogie qui a été au cœur de la vie chrétienne pendant les premiers siècles de l’Église. Elle s’est peu à peu retirée dans les couvents et les monastères car les gens ne savaient plus lire », souligne le père Christophe de Dreuille . Elle a ressurgi au cours de la seconde moitié du XX e siècle. Deux papes ont joué un rôle majeur afin de la faire sortir des cloîtres : le pape Jean Paul II et Benoît XVI. « Cette pratique, si elle est promue de façon efficace, apportera à l’Église, j’en suis convaincu, un nouveau printemps spirituel », avait ainsi déclaré Benoît XVI en 2005.

Mais de quoi s’agit-il concrètement ?

Cette pédagogie se découpe en quatre étapes : la lectio, la meditatio, l’oratio et la contemplatio.

La lectio consiste à lire et relire un passage de l’Écriture sainte en en recueillant les principaux éléments.

« Cette étape permet d’accueillir la parole de Dieu en rendant l’homme plus attentif à ce que ce texte vient susciter en lui comme impression, comme point d’étonnement. Dans cette première étape, la personne qui prie est dans l’écoute de la Parole, non dans la prise de parole. C’est une écoute gratuite, cordiale, qui permet de goûter ce que l’on reçoit… », détaille le prêtre du diocèse d’Aix et Arles.

Vient ensuite la meditatio, qui est «comme un temps d’arrêt intérieur, où l’âme se tourne vers Dieu en cherchant à comprendre ce que Sa parole dit aujourd’hui pour la vie concrète ».

 « La méditation déploie ce que la lecture a donné comme nourriture », insiste le père Christophe de Dreuille.

Deux questions peuvent nous aider à vivre cette étape de la prière :

- Qu’est-ce que cette parole me dit de celui qui nous parle ?

- Qu’est-ce que cette parole me dit pour moi aujourd’hui ?

Attention, prévient le père Christophe, « l’idée n’est pas de faire de la lecture de la parole de Dieu un simple exercice intellectuel. Celui qui nous parle à quelque chose à nous dire. C’est un pas de plus dans la rencontre, Il nous enseigne ».

L’étape suivante, appelée oratio, permet de s’entretenir avec Dieu dans un dialogue direct.

« C’est le moment de traduire cette écoute en une prière de réponse. Le Seigneur a parlé et souhaite qu’on puisse répondre. On entre ici dans un dialogue. Après avoir écouté, à chacun de répondre : cela peut prendre la forme d’un acte de foi, d’une prière de supplication pour ses fautes, d’une demande de pardon, d’une prière d’intercession ou encore d’une prière de louange et d’action de grâce ».

Vient enfin, la contemplatio, un temps d’adoration

Cette dernière étape est l’accomplissement de cette rencontre. « À ce moment-là, je peux vivre en Sa présence. Cette contemplation se vit dans un silence riche de la parole échangée. C’est un temps d’adoration, par exemple », développe le père Christophe.

« Tout chrétien est invité à prier de cette manière-là. Il n’y a pas de crainte à avoir de ne pas comprendre, ce qui est important est de recevoir et de progresser dans la compréhension ». « Et elle peut bien évidemment faire office de temps de prière personnelle quotidien ! », souligne encore le prêtre, tout en rappelant qu’elle nécessite au moins 20 minutes par jour, soit cinq minutes par étape. Son but : unifier et déployer la vie spirituelle de chacun.

  1. La relecture de ma journée

Le but de cette relecture de ma journée est d’expérimenter, par la prière d’Alliance, une manière de prier. D’abord et avant tout, le Seigneur me fait le don de l’Alliance en laquelle il me propose de vivre avec Lui, jour après jour.

C’est une prière : de toi à moi, parler comme un ami parle à un ami. Ce n’est pas un bilan de moralité de ma journée.

En contemplant le film de ma journée, je me mets en état de re-connaissance, c’est à dire de connaissance renouvelée de ce qu’il m’a été donné de vivre. Comment le Père m’a-t-il engendré aujourd’hui ?

Revoir donc mes pensées, mes paroles, mes actions, non pas pour les classer en bonnes ou en mauvaises, mais pour prendre conscience, dans la lumière de la foi, de ce qui m’est « arrivé », de ce qui est survenu en moi lors de tel événement, telle rencontre, telle décision prise.

« Les événements qui ont été vécus ne sont rien par eux-mêmes. Seule compte la manière dont nous les faisons nôtres en leur donnant un sens. L’homme qui ne revient pas sur ce qu’il a vécu en reste à la surface de lui-même. Il n’y a pas d’expérience dans la pure facticité de l’événement. La relecture est le passage au langage et rien n’est réellement humain qui n’accède au langage. » (P. 1. Thomas, Christus n° 170).

Relire et relier les instants de notre vie

Parce que nous sommes des êtres de mémoire, pétris de passé, fondamentalement inscrits dans le présent aussi, il nous est donné, en effet, de relire notre vie autrement, en revenant par exemple, sur les effets produits en nous par ce que nous avons vécu, en reconnaissant les fruits que nos choix ont pu porter ou ne pas porter, en réentendant certains mots, regardant ce qu’ils ont pu, à une certaine époque provoquer, étant attentifs à ce qu’ils provoquent aujourd’hui.

« C’est moi le Seigneur ton Dieu qui t’ai libéré de l’esclavage », Ex. 20, 2.

Cette parole s’adresse à nous aujourd’hui. Relire notre quotidien sans nous placer en présence du Seigneur, c’est prendre le risque de rester toujours sur les mêmes images, les mêmes événements qui reviennent parce qu’ils font écran. Nos pesanteurs et nos opacités ont besoin d’être déposées en Celui qui les transforme... «Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi», Jean 13, 8. Nos jugements hâtifs sur nous-mêmes et sur les autres sont à exposer à Sa lumière, qu’ils rencontrent le regard créateur, recréateur, de Celui qui nous rend la vue.

quelques conseils pratiques

Je me rends présent à Dieu maintenant, là ou je suis avec ce que je suis. Mon corps se rend disponible. Ma respiration s’apaise. Un geste pour Lui signifier (J’ouvre les mains, je fais le signe de croix... ) ou une prière simple. « Seigneur me voici devant toi ».

Je Lui demande sa Lumière : Il est le seul qui puisse me révéler la vraie teneur de ce que j’ai vécu. Je lui demande de voir ma journée selon son cœur et son regard à Lui. Je me mets sur la bonne longueur d’onde, dans la foi en un Dieu miséricordieux, Dieu de vie, d’amour, de vérité.

Je reconnais et rends à Dieu Ses grâces : Je fais défiler ma journée...

Seigneur je veux d’abord te remercier parce que Tu m’as aidé, je me sens en paix, j’ai pu me rapprocher de telle personne, je me sens plus serein, j’ai su vivre le temps présent, j’ai pu mieux prier... Je te remercie de ce que je suis, de ton don.

Je reconnais ce qui maintenant devant Dieu me donne de la joie, de la vie, des élans d’amour. Je suis content de telle ou telle chose. Je reconnais ainsi devant le Seigneur sa bonté pour nous, sa puissance.

Je me confie à Sa miséricorde

En relisant ainsi ma journée en « tenant la main de Dieu » et en contemplant ses dons et les signes de sa présence, je perçois mes infidélités. Je perçois une confusion intérieure, quelque chose qui me « pince», me « titille » et me dit que je n’étais pas dans sa pleine Lumière.

Je repère en moi un décalage entre ce que je crois être du Seigneur (amour, justesse, justice, vérité, bienveillance... ) et mon attitude dans telle circonstance (non-amour, jugement, rejet, envie, mensonge... ).

Pour tous ces manques, il y a la place dans le cœur de Dieu. Je me love dans sa tendresse, je Lui demande pardon et je me confie à Sa miséricorde. Jésus est venu pour revivifier tout ce qui était desséché et mourant. Je m’offre à poursuivre la route de demain.

« Le pain pour la route »

A partir de cette reconnaissance des dons de Dieu, mais aussi de mes chemins de ténèbres, de mon péché, quel pas je peux faire demain sous la tendresse de Dieu : quelle attitude, démarche, vigilance je désire adopter?

Quel point concret je choisis pour vivre davantage en alliance avec mon Seigneur? Je le propose au Seigneur et lui demande son aide.

Sources : - CVX : Communauté de vie chrétienne est une association internationale de laïcs catholiques, hommes et femmes, qui ont adopté la spiritualité ignacienne dans leur relation avec Dieu et manière de vivre. - viechretienne.fr - aleteia.org

Mon cahier de sanctification...

Je n’oublierai pas, pendant ce temps de prière, de noter un verset de la Parole de Dieu qui a particulièrement retenu mon attention. Pendant la méditation et l’oraison, l’Esprit-Saint aime nous visiter et nous donne parfois des inspirations, ou motions intérieures, comme autant de petits conseils qui peuvent venir éclairer notre foi et nous guider dans notre vie quotidienne. N’hésitez pas à les noter comme un petit guide à relire ensuite.

L’oraison et la méditation
Est-ce la même chose ?

Chacune révèle un moyen différent de prier. La méditation et l’oraison sont deux expressions de la prière chrétienne. On pourrait croire qu’elles recouvrent la même réalité mais ce sont bel et bien deux façons diverses de prier.

Le Catéchisme décrit la méditation comme « une recherche priante qui met en œuvre la pensée, l’imagination, l’émotion, le désir. Elle a pour but l’appropriation croyante du sujet considéré, confronté avec la réalité de notre vie. » (CEC 2723)

Par la méditation, « l’esprit cherche à comprendre le pourquoi et le comment de la vie chrétienne, afin d’adhérer et de répondre à ce que le Seigneur demande. » (CEC 2705).

Ce mode de prière est souvent associé à la pratique de la Lectio divina qui consiste à méditer à partir de la lecture des Écritures. C’est une façon de réfléchir aux réalités de la vie et à sa propre place dans l’univers.

L’oraison est elle « un commerce intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé », d’après les mots de sainte Thérèse d’Avila.

Le Catéchisme la décrit en ces termes :

« L’oraison mentale est l’expression simple du mystère de la prière. Elle est un regard de foi fixé sur Jésus, une écoute de la Parole de Dieu, un silencieux amour. Elle réalise l’union à la prière du Christ dans la mesure où elle nous fait participer à son Mystère. »  (CEC 2724)

On pourrait résumer l’oraison à cette phrase : « Je L’avise et Il m’avise », qui était la réponse d’un paysan d’Ars à son curé lui demandant ce qu’il faisait si longtemps devant le tabernacle.

Alors que ces deux modes de prière nourrissent notre relation à Dieu, l’oraison est celle qui permet plus particulièrement à l’amour de s’exprimer et de se réaliser.

L’oraison, c’est contempler une personne, c’est contempler Dieu lui-même.

Pour résumer, on pourrait dire que la méditation nous aide à connaître Dieu, alors que l’oraison nous aide à L’aimer.

Mon cahier de sanctification...

Après la Lectio divina, il sera bon de noter quelques points clés de la relecture de ma journée. Ces petites notes auront pour but de pacifier mon cœur et surtout de progresser spirituellement de jour en jour, tranquillement.

Avant d’aller me confesser, je pourrai les relire pour une confession vraie et en profondeur.

Sous-catégories

Ces initiatives pastorales,  ne sont pas réservées aux prètres mais doivent servir d'exemple pour toute la communauté paroissiale (Prètres et laïcs ensembles)

Les Mées

Saint-Auban

Malijai

Volonne

Peyruis

L'Escale

Dabisse

Montfort

Lurs

Sourribes