Nous vous invitons à voir...

Une application pour aider à la reprise des messes

 

22/05/2020

Le père Raphaël Cournault, informaticien de formation et vicaire à Melun, a créé avec une petite équipe l’application « La Messe », pour faciliter le déconfinement des messes, quand cela sera possible : https://lamesse.app/ En attendant que les directives du gouvernement soient annoncées, les messes avec moins de dix personnes, retransmises en direct sur Internet, continuent, et les paroisses s’organisent déjà pour permettre une reprise des messes la plus sécurisée possible.41

 

appli reprise messes

ALORS ! C’EST L’APOCALYPSE ?

Petits dialogues de confinement au jour le jour. (Le frère Alain Quilici répond, de manière très simple et sous la forme d’un dialogue entre Theodule et le P. Anselme, à des questions que beaucoup se posent en ce moment !).

 
Théodule : Cher Père Anselme, vos réponses à mes questions m’ont bien éclairé. J’en ai parlé à des amis, ils vous remercient. Ils auraient d’autres questions à vous poser. C’est au sujet de l’Apocalypse. On dit que ce qui nous arrive était annoncé dans l’Apocalypse.
P. Anselme : Je serais tenté de te demander d’abord si tu l’as lu ?
Théodule : J’avoue que n’ai jamais réussi à le lire en entier
P. Anselme : Alors pour répondre à tes amis je te dirai que toutes les époques ont pensé que le livre de l’Apocalypse parlait d’elles. Il ne parle donc ni plus ni moins de nous que des autres. C’est le génie de ce livre. Il contient des révélations faites à un dénommé Jean. Il voit des choses. Non pas des choses qui existent, mais des choses qui peuvent arriver.
Théodule : Et dont on peut retirer des leçons ?
P. Anselme : En effet, le livre de l’Apocalypse dit plusieurs choses qui valent pour toutes les époques. Il dit d’abord qu’il y aura toujours des cataclysmes. Il arrivera toujours des choses imprévisibles, inimaginables et redoutables qui surprendront les gens qui ne s’y attendront pas.
Théodule : Et que faut-il en penser ?
P. Anselme : Le message est double. Primo méfiez-vous, tout peut arriver, soyez sur vos gardes, ne vous endormez pas trop sur vos illusions, ni sur vos certitudes de tout maitriser. Vous n’êtes pas les maîtres de l’avenir. Cataclysme comme persécutions. Malheurs venus du monde comme malheurs venus des hommes. Tout peut arriver.
Théodule : Et l’autre message ?
P. Anselme : Deuzio, de tout événement, le sage saura tirer une leçon.
Théodule : Quelle leçon pour aujourd’hui ?
P. Anselme : C’est trop clair. On entend déjà de grands savantasses dire que demain ne sera pas comme hier, qu’il faudra changer de mode de vie, qu’on ne peut pas continuer à faire n’importe quoi. On ne manquera pas de prophètes pour annoncer le passé
Théodule : Ces événements sont donc des avertissements comme les plaies d’Egypte avertissaient Pharaon.
P. Anselme : On peut dire ça. Mais en tout cas pour les chrétiens, c’est clair, et l’Apocalypse le répète sans cesse, il faut se convertir. Il faut se tourner résolument vers le Seigneur. C’est lui seul qui est le maître de l’avenir. C’est lui qui aura le dernier mot. Soyez prêts. Il arrive.
Théodule: Comment le livre de l’Apocalypse dit-il cela ?
P. Anselme : Le visionnaire Jean voit, entre autres images, un Agneau qui est à la fois blessé à mort et debout, image de Jésus crucifié et ressuscité. Il ouvre un gros rouleau écrit qui contient toute l’histoire du monde. Et à mesure qu’il l’ouvre il s’en échappe des chevaux de diverses couleurs, avec des cavaliers porteurs de messages. Ces chevaux parcourent le monde en tous sens et sans cesse. Ils passent partout qu’on le veuille ou non. Lis nous ce passage.
Théodule : Il voit d’abord un cheval blanc et un cavalier vainqueur.
P. Anselme : Chaque cheval avec son cavalier dit quelque chose de l’histoire des hommes. Le premier est image de la parole de Dieu. Elle parcourt le monde car elle est destinée à être présente partout, disponible à ceux qui veulent l’entendre. Elle n’a pas encore atteint tout le monde, mais elle est faite pour tout le monde. Et ce n’est pas un malheur !
Théodule : Le deuxième cheval est rouge feu. Il est écrit que son cavalier peut déclencher la guerre.
P. Anselme : Deuxième composante de l’histoire, le pouvoir politique. Ceux qui le détiennent ont le pouvoir de faire la guerre ou de ne pas la faire. Mais aussi de déclencher des persécutions. C’est ce qui est arrivé, qui peut arriver et qui arrivera.
Théodule : Le troisième cheval est noir. Son cavalier tient une balance.
P. Anselme : Celui-là évoque le pouvoir économique. Il distribue le blé, l’huile et le vin. Tout le monde partout a besoin de manger. C’est un grand malheur quand il n’y a plus rien à manger. Ce sont ces famines qui ont toujours terrifié l’humanité et dont nous pensons bien imprudemment que nous sommes protégés. Attention, ça peut arriver, même chez nous.
Théodule : Ce n’est pas rassurant. Je crains que le quatrième cheval ne soit encore pire.
P. Anselme : En effet. C’est un cheval verdâtre comme un cadavre. Son cavalier se nomme la Peste, la pire des épidémies ! Nous savons aujourd’hui ce qu’est une épidémie. Elle parcourt le monde, elle sème la mort et la terreur. On ne sait pas trop d’où elle vient, on ne sait pas où elle va passer. Tout le monde peut être frappé. On pensait que ça n’arriverait plus jamais. Pourtant l’Apocalypse nous avait bien avertis. Ça peut arriver !
Théodule : Alors quelle leçon tirer de toutes ces images ?
P. Anselme : On en revient toujours au même message que Jésus répète à l’envi : A la fois soyez sur vos gardes, et soyez sans crainte. Je suis au milieu de vous. Je suis vainqueur de la mort. En moi, vous êtes déjà vivants. Ne faites pas n’importe quoi. Sinon ce qui doit arriver arrivera et chacun sera jugé selon ses œuvres.
Théodule : C’est un message vraiment nouveau.
P. Anselme : Pas du tout ! Écoute ce que disait le psaume de David il y a plus de 3000 ans : « Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la peste qui marche en la ténèbre, ni le fléau qui dévaste à midi. Qu’il en tombe mille à tes côtés, qu’il en tombe mille à ta droite, toi tu restes hors d’atteinte. Sa fidélité est une armure, un bouclier. . . . Il a donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies ». (ps. 90). Aucun malheur ne pourra jamais priver le fidèle de la vie éternelle.
Théodule : Encore faut-il le croire.
P. Anselme : Tout est là.

                                                    frère Alain Quilici, o. p.
                                                    Province Dominicaine de Toulouse
                                                    https://www.dominicains.com/reflexions-en-temps-de-pandemie/

Le Conseil d’État ordonne la levée de l’interdiction de réunion dans les lieux de culte

Andrea Pirri / NurPhoto / AFP
Une messe célébrée à Carolei (Italie), le 18 mai 2020, jour de la réouverture des églises.

La rédaction d'Aleteia | 18 mai 2020

Le Conseil d’État a ordonné ce lundi 18 mai au gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place « des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de déconfinement ».

Les chrétiens vont-ils avoir des messes pour la Pentecôte ? Le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative du pays, a demandé ce lundi 18 mai au gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte. Soulignant son « caractère disproportionné », le juge des référés du Conseil d’État a estimé que cette interdiction portait « une atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de culte.

Il relève ainsi que des mesures d’encadrement moins strictes que l’interdiction de tout rassemblement dans les lieux de culte prévue par le décret du 11 mai 2020 sont possibles, notamment compte tenu de la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d’autres lieux ouverts au public dans le même décret.

FUGA MUNDI - A LA FAÇON DES MOINES !

Petits dialogues de confinement au jour le jour. (Le frère Alain Quilici répond, de manière très simple et sous la forme d’un dialogue entre Theodule et le P. Anselme, à des questions que beaucoup se posent en ce moment !).


Théodule : Père Anselme, dimanche dernier vous m’avez donné une clef de lecture de la situation que nous vivons. Je voudrais vous poser aujourd’hui une autre question.
Père Anselme : Toujours d’accord pour dialoguer avec toi, même si c’est par téléphone en ces temps où les déplacements ne sont plus possibles.
Théodule : Je m’étais demandé si finalement, par ce confinement, nous n’étions pas contraints de mener une vie de moines ?
Père Anselme : . . . Où de moniale, pour ne pas oublier nos sœurs contemplatives.
Théodule : C’est vrai, d’autant quelles sont bien nombreuses ces contemplatives de par le monde. Alors que diriez-vous sur ce sujet ?
Père Anselme : Il est sans doute vrai qu’il y a des points communs entre ce que nous sommes obligés de vivre et ce que les moines ont choisi de vivre. Le premier point commun et qui saute aux yeux est d’être coupé du monde.
Théodule : On dit que les moines (je ne dirai pas chaque fois : et les moniales)fuient le monde. J’ai entendu parler de la « fuga mundi ».
Père Anselme : C’est vrai, mais tu as assez de culture religieuse pour savoir quel est le monde que fuient les moines. Le mot monde a de multiples sens. Les moines ne fuient pas la réalité, et s’ils le faisaient elle les rattraperait vite fait. Non, ce que les moines fuient c’est le péché. « Je ne prie pas pour le monde, dit Jésus ». Comme nous aujourd’hui nous fuyons cet ennemi invisible qui est à l’affut, qui nous menace tous et dont on ne sait ni par où il arrivera, ni comment il s’y prendra. Nous savons seulement qu’il ne nous veut pas du bien.
Théodule : Ils fuient le péché, mais le péché peut très bien les attraper eux aussi.
Père Anselme : Aussi bien ce qu’ils fuient ce sont plutôt les occasions qui induisent au péché. Ils reconnaissent qu’ils sont faibles et fragiles. Ils se gardent de s’exposer à ce qui pourrait les détourner.
Théodule : Cette attitude me semble bien négative.
Père Anselme : Elle le serait si on en restait là. Il ne faut pas oublier le côté positif de la « fuga mundi ». Les moines s’écartent du monde par amour.
Théodule : Ça demande explication.
Père Anselme : En effet. Le premier amour qui pousse les moines au désert, c’est l’amour de Dieu. Si le moine ne court pas au désert pour y rencontrer Dieu, il ferait mieux de rester chez lui. Et puis il y a l’amour des autres. Si dans le confinement actuel on s’isole par amour des autres, pour les protéger de la contagion du mal, les moines dans leurs monastères tendent sans cesse les mains vers Dieu en une inlassable prière d’intercession.
Théodule : On n’est pas moine pour soi.
Père Anselme : Tu parles d’or. Il y aurait encore bien des choses à dire, mais je sais que tu es impatient et que tu ne lis pas les explications trop longues.
Théodule : Pourriez-vous au moins me dire quel profit je pourrais tirer du mode de vie des moines ?
Père Anselme : La vie des moines est très organisée. Il n’y a pas de place pour l’oisiveté qui est la mère de tous les vices. Le moine divise son temps en trois tiers : la prière, le travail et la vie ordinaire.
Théodule : Parlons de la prière.
Père Anselme : Les moines ne sont pas des rêveurs. Ils savent que s’ils veulent durer dans la prière, ils doivent avoir une prière objective et régulière. Ils divisent leurs journées en plusieurs tranches, selon un horaire fixe. La cloche le leur rappelle. Et ils lisent inlassablement les Ecritures, comme le fit Jésus. En particulier le livre des psaumes, dans la Bible.
Théodule : Ainsi nous, les confinés, pourrions-nous diviser notre journée en temps réguliers de prière, soit seul, soit en famille.
Père Anselme : Le matin vous pourriez dire les Laudes, à midi vous pourriez lire les textes de la messe du jour et le soir chanter les vêpres. Le matin on loue le Seigneur avec le soleil qui se lève. A midi on se met à la table sainte pour partager le pain. Le soir on confie à Dieu le poids du jour et tout ce qui est arrivé. Et à tout moment on peut réciter le chapelet, qui est une prière simple, facile à mémoriser et qui recentre sur l’essentiel : Jésus, sa sainte mère, l’intercession et l’heure de notre mort.
Théodule : Je vais immédiatement chercher sur internet. Il y a sûrement des sites où l’on trouve les textes de ces prières, et même des sites où on peut s’associer à des groupes qui prient.
Père Anselme : Je te laisse le soin de trouver tout ça. Mais il ne faut pas oublier les autres pôles. La vie ordinaire, est commune à tout le monde : faire la cuisine, balayer sa chambre, faire la vaisselle. Inutile d’en parler.
Théodule : Quant au troisième pôle ?
Père Anselme : Il est très important, et ce n’est pas le plus facile. Il s’agit du travail. Un moine désœuvré est un moine mort. Il est impératif de travailler pour vivre, mais aussi pour survivre.
Théodule : Et comment vont travailler ceux qui ne doivent plus aller à leur travail ?
Père Anselme : Place à l’imagination. Chacun, selon sa situation, trouvera une occupation: ranger son logis, ce qu’on disait qu’on ferait quand on aurait le temps. Bricoler, pour les bricoleurs, réparer les petites choses en panne, etc. . Je ne vais tout de même pas jouer les Pères Abbés. Si vous cherchez, vous trouverez. L’essentiel est de ne pas être désoccupé.
Théodule : Merci Père Anselme, j’en ai assez pour le moment. Je vais réfléchir à ce que vous m’avez dit. Puis-je revenir si j’ai d’autres questions ?
Père Anselme : Tu peux revenir bien sûr. Tu connais mon adresse. Mais, tu sais que je ne réponds que le dimanche ! Tu peux aussi récolter les questions que se posent tes contacts (téléphoniques) à l’occasion de ce confinement. Nous essayerons d’en tirer le meilleur profit.
Théodule : A plus.

                                                    frère Alain Quilici, o. p.
                                                    Province Dominicaine de Toulouse
                                                    https://www.dominicains.com/reflexions-en-temps-de-pandemie/

THÉODULE ET LE VIRUS

Petits dialogues de confinement au jour le jour. (Le frère Alain Quilici répond, de manière très simple et sous la forme d’un dialogue entre Theodule et le P. Anselme, à des questions que beaucoup se posent en ce moment !).


Corona de spinis
(« on tressa pour lui une couronne d’épines » Mt 27, 29)
Corona gloriae
(« vous êtes pour moi une couronne de gloire » S. Paul 1 Th. 2, 19)

Théodule : Père Anselme, je viens vous demander conseil. Je suis très décontenancé par cette histoire d’épidémie. J’en viens à me demander si ce n’est pas le Diable en personne qui agit !

Père Anselme : Mon cher Théodule, pour troublante que soit cette situation, il ne me semble pas opportun de mettre le diable dans le coup. Le diable a bon dos dès que quelque chose ne tourne pas rond.

Théodule : Si ce n’est pas le diable, ce qui arrive est tout de même diabolique. On en vient même à fermer les églises. Moi qui croyais qu’en temps de crise on multipliait les prières pour demander à Dieu son secours et pour armer les fidèles de courage. Suis-je naïf ?

Les Mées

Saint-Auban

Malijai

Volonne

Peyruis

L'Escale

Dabisse

Montfort

Lurs

Sourribes