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HOMELIE DU 7e DIMANCHE DE PÂQUES – 24 MAI 2020

christIl y a quelques jours, nous avons célébré la montée de Jésus au ciel. Sous les yeux de ses disciples, il s’en est allé vers son Père. Il nous est impossible d’imaginer dans quel état d’esprits ils ont vécu cet évènement. Le texte de la première lecture de ce dimanche nous renseigne sur ce qu’ils ont fait après ce départ définitif. Ils ont repris la route du Cénacle pour prendre la mesure de la responsabilité qui était alors la leur. Le récit de ce qui s’est passé, nous donne quelques indications pour notre vie de foi. La première chose qui est visible c’est la fidélité à l’injonction de rester à Jérusalem dans l’attente de l’esprit de force pour la suite de la mission. Notre attention peut aussi être attirée par la place de la prière dans cette attente. L’autre chose que nous pouvons souligner c’est l’adhésion unanime du collège des apôtres au projet qui doit commencer. Le texte prend la peine de nous citer tous leurs noms pour mettre cela en lumière.  Une dernière chose qui marque les esprits, c’est l’ouverture du groupe à de nouveaux membres ; aux femmes. Ils ont pris conscience qu’ils avaient besoin des toutes les énergies et de tous les bras pour porter l’immense tâche qui se présentait devant eux : être d’autres Christ ; porter son Message et devenir ses témoins partout.

La deuxième lecture nous rappelle que ça n’a pas été facile pour « ceux qui appartenaient aux Christ » (c’est le sens du mot chrétien) de porter le Nom de Jésus. Le changement de vie radicale des premiers chrétiens pour répondre adéquatement à l’Espérance à laquelle le Christ les appelait a suscité beaucoup d’incompréhensions, de la jalousie et à terme, de la violence. C’est la raison pour laquelle Pierre les exhorte à la persévérance. La nouvelle Espérance a un prix : le renoncement à tout ce qui n’est pas du Christ pour revêtir l’homme nouveau, engagé dans un processus d’identification avec lui. Il a souffert pour nous sauver. Ceux qui se réclament de lui ne peuvent faire l’économie de la souffrance à cause de lui. Communier aux souffrances du Christ, c’est prendre sa part avec lui dans ce qu’il a enduré d’atroce et de difficile pour le salut des hommes.

Insulter quelqu’un c’est l’offenser par des paroles blessantes ou des actes méprisants et injurieux. Quelque fois, il nous arrive de nous sentir, insulté et méprisé par le regard suspicieux de ceux qui ne partagent pas notre foi. Plutôt que de baisser les bras, nous sommes invités à annoncer de plus belle pour gagner le plus possible de nos frères à l’espérance du Christ : celle qui ne déçoit pas. Sans céder au dolorisme, il s’agit de ne pas nous laisser distraire de l’essentiel par les souffrances, l’injure et toute autre sorte de vexation ; cet essentiel pour nous chrétiens, c’est contribuer à la gloire de Dieu.

De l’évangile de ce dimanche, extrait de la prière sacerdotale de Jésus, deux choses peuvent être mises en lumière. La glorification de Dieu et le rôle de Jésus dans cette entreprise. Dans la logique de Jésus, glorifier Dieu, c’est accepter qu’il se manifeste à nous pour nous aider à mieux le connaitre et l’aimer davantage ; qu’il se manifeste à travers nous pour le faire aimer des hommes. Glorifier Dieu, c’est prendre chacun sa part dans son œuvre de salut.

Ce qui ressort de cette prière de Jésus, c’est son rôle du grand prêtre qui s’offre comme prêtre et victime pour notre salut. Ce qui nous est donné de voir, c’est son rôle de médiateur entre Dieu et nous. Il révèle aux hommes le visage de Dieu dont il est la parfaite image. Il porte les prières et les espoirs des hommes à Dieu et le fait connaître aux hommes. Et ce qu’il nous laisse voir du visage de Dieu ne peut que nous attirer : un Dieu miséricordieux dont l’amour est sans limite pour nous. Un Dieu qui n’a de cesse de nous avoir avec lui. Comme disait saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. »

Jésus n’a d’autre exigence pour nous que la vie éternelle. Il nous en indique le chemin. Aspirer à la vie éternelle ; celle de Dieu, c’est chercher chaque jour à mieux le connaître. A le reconnaître comme le seul Dieu dans nos vies ; et à reconnaître son envoyé ; Jésus-Christ. Nous savons donc ce qui nous reste à faire.

Le Christ a encore besoin de bras pour porter son œuvre de salut. Que l’Esprit Saint nous comble des grâces et des forces qui nous permettront d’atteindre à ce que Dieu attend de nous. Amen !

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