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 Don Robert   terribilis

 Signification de cette tapisserie

http://notre-dame-dijon.blogspot.com/p/la-tapisserie-terribilis-de-dom-robert.htm

Après la guerre, les Dijonnais, en guise d'action de grâce décident, comme leurs ancêtres en 1515, de faire réaliser une tapisserie, en mémoire de ces deux événements. Et c'est le Père Bordet, alors directeur de l'école Saint-François de Sales qui eût l'idée, avec le directeur de l’École des Beaux-Arts de l'époque, Robert Rey, de passer commande à Dom Robert. Inaugurée solennellement en 1950, elle est d'une taille imposante, puisqu'elle mesure 2,50 m de haut et 4,80 m de large, et elle était exposée tantôt dans le chœur où elle occultait le maître-autel, tantôt dans le bras-sud du transept ...
La symbolique de cette œuvre est assez limpide, il s'agit de commémorer la double libération de Dijon en 1513 et en 1944. Les dates en sont inscrites sur les deux arbres qui encadrent la composition de manière symétrique et inversée : 11 septembre 1513 au milieu du tronc de gauche et 1944, 11 septembre sur une pancarte accrochée en bas de celui de droite. Un peu à la manière d'une facétie. La Vierge protège les habitants de la cité, évoquée par ses remparts, ses églises (on distingue même le fronton de celle d'En Calcat) et leur clocher, comme dans les Enluminures. Elle est assiégée par des animaux plus ou moins menaçants qui figurent les forces du mal. On en dénombre vingt, dix de chaque côté.
A gauche, de haut en bas : une chouette, qui symbolisait la Sagesse chez les Grecs où elle était associée à Athena (Minerve), devient dans le Bestiaire médiéval, liée au Diable, et symbolise l'aveuglement du peuple Juif qui n'a pas reconnu la lumière du Sauveur.(2) Une mante religieuse. Un perroquet, peut-être inspiré par le couple de perroquets qui figure dans l'Album de Villard de Honnecourt, le célèbre architecte du XIII éme siècle, qui parcourut l'Europe jusqu'en Hongrie, en dessinant le Bestiaire des Cloîtres et des Cathédrales. Un sanglier, qui symbolise depuis le Moyen-Age, les puissances destructrices, car il saccage les cultures, et les ennemis du Christ, car, comme le dit le Psaume 79 : « Il ravage les vignes du Seigneur ». Une araignée, qui évoque le Diable doublement, parce qu'elle préfère les Ténèbres à la Lumière et parce qu'elle tisse une toile pour prendre ses proies, comme il le fait avec les âmes. Une huppe, considérée comme un animal impur car elle picore les larves dans le fumier, une guêpe, que l'on croit issue de l'âne, antithèse de l'abeille utile. Le fameux Paon qui symbolise ici la Vanité , un chien, animal impur, sale, grossier et qui transmet la rage, et un crapaud traditionnellement associé au Diable, à cause de son venin.
A droite : un hibou. Le hibou, qui voit seulement de nuit, est affecté dans les Bestiaires du Moyen-Age, du même signe négatif que la chouette et tous les animaux qui vivent dans l'obscurité, lieu du péché. Le renard symbolise la ruse, la fourberie et le mensonge. Le serpent est maudit depuis la Genèse. Un moustique, un geai, un corbeau. Le corbeau, noir et charognard, qui était vénéré dans l'Antiquité gréco-romaine, donc par les païens, symbolise pour les Pères de l'Eglise l'homme pécheur noirci par la boue de ses fautes, incarnant le Démon et les forces du mal. Un insecte, et un coq. La signification symbolique du coq a évolué au Moyen-Age. D'abord valorisé à l'époque romane car il incarne le Christ ouvrant un jour nouveau, puisqu'il annonce chaque jour la Lumière par son chant, d'où sa présence au-dessus des clochers, il a pris ensuite une connotation négative devenant un symbole d'agressivité et de luxure. Un triton, affecté d'une connotation négative, alors que sa cousine germaine, la salamandre, symbolise le croyant pieux, qui récite fidèlement ses prières. Et enfin un loup, considéré comme la figure du Diable parce qu'il est rusé et cruel et s'attaque aux brebis qu'il dévore. Il est évident que le religieux ne pouvait non plus ignorer la longue tradition des Bestiaires héritée de Pline l'Ancien, Sain-Augustin ou Honorius d'Autun, ni la dimension mystique de celui de l'Apocalypse.
Contrastant avec ces animaux qui tendent leur gueule vers les habitants de Dijon, la Figure Féminine centrale étend les mains en signe de compassion. Son voile translucide enveloppe de tendresse ceux qui se confient à son intercession et les prend sous sa protection, dans le style traditionnel des « Vierges au manteau ». Ainsi, Notre-Dame de Bon Espoir est-elle doublement évoquée, par cette jeune fille et par la représentation de la Ville , cité enclose en ses remparts. Il y a là une réminiscence de la liturgie, qui applique à la Vierge Marie les Psaumes, notamment le Psaume 121 et les passages d'Isaïe décrivant la Jérusalem Céleste, la Cité Sainte, comme une « Ville où tout ensemble ne fait qu'un ».

 

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