en ces temps difficiles

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HOMELIE DU 12e DIMANCHE ORDINAIRE « A »

21 juin 2020

Nous sortons d’une période difficile marquée par le confinement ; lequel confinement a été une occasion pour une grande majorité de personnes ; fidèles chrétiens ou non ; de se retrouver avec soi-même. Au-delà de la sinistrose causée par l’avalanche de nouvelles alarmantes de chaque jour, il y a eu un espace pour s’interroger chacun personnellement et aussi un espace pour interroger Dieu sur le pourquoi des choses. 870x489 patou1Ça a aussi été un temps de redécouverte de nos milieux intérieurs ; ces lieux communs qui n’attirent plus notre attention. Ça a été une occasion de prise de conscience de notre finitude et de l’importance de ce que nous négligeons souvent : la famille ; l’amitié ; la nature qui a repris ses droits. Dans la foi, ça a été une formidable épreuve de confiance en Dieu.

Fort à propos, les textes de ce dimanche nous invitent à garder cette confiance en Dieu quand nous sommes affrontés à toutes les épreuves de la vie et de la foi. Le rappel sans frais que Jésus fait à ses disciples et qui sert de trame de fond à la portion d’évangile de ce jour, est fort édifiant : « voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes […] Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » Aujourd’hui, il va plus loin en nous indiquant l’antidote pour ne pas céder devant les tentations de toutes les sortes : « Ne craignez pas les hommes ; Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; Soyez donc sans crainte. » Positivement : « craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » Et tout est dit !

HOMELIE DU 7e DIMANCHE DE PÂQUES – 24 MAI 2020

christIl y a quelques jours, nous avons célébré la montée de Jésus au ciel. Sous les yeux de ses disciples, il s’en est allé vers son Père. Il nous est impossible d’imaginer dans quel état d’esprits ils ont vécu cet évènement. Le texte de la première lecture de ce dimanche nous renseigne sur ce qu’ils ont fait après ce départ définitif. Ils ont repris la route du Cénacle pour prendre la mesure de la responsabilité qui était alors la leur. Le récit de ce qui s’est passé, nous donne quelques indications pour notre vie de foi. La première chose qui est visible c’est la fidélité à l’injonction de rester à Jérusalem dans l’attente de l’esprit de force pour la suite de la mission. Notre attention peut aussi être attirée par la place de la prière dans cette attente. L’autre chose que nous pouvons souligner c’est l’adhésion unanime du collège des apôtres au projet qui doit commencer. Le texte prend la peine de nous citer tous leurs noms pour mettre cela en lumière.  Une dernière chose qui marque les esprits, c’est l’ouverture du groupe à de nouveaux membres ; aux femmes. Ils ont pris conscience qu’ils avaient besoin des toutes les énergies et de tous les bras pour porter l’immense tâche qui se présentait devant eux : être d’autres Christ ; porter son Message et devenir ses témoins partout.

La deuxième lecture nous rappelle que ça n’a pas été facile pour « ceux qui appartenaient aux Christ » (c’est le sens du mot chrétien) de porter le Nom de Jésus. Le changement de vie radicale des premiers chrétiens pour répondre adéquatement à l’Espérance à laquelle le Christ les appelait a suscité beaucoup d’incompréhensions, de la jalousie et à terme, de la violence. C’est la raison pour laquelle Pierre les exhorte à la persévérance. La nouvelle Espérance a un prix : le renoncement à tout ce qui n’est pas du Christ pour revêtir l’homme nouveau, engagé dans un processus d’identification avec lui. Il a souffert pour nous sauver. Ceux qui se réclament de lui ne peuvent faire l’économie de la souffrance à cause de lui. Communier aux souffrances du Christ, c’est prendre sa part avec lui dans ce qu’il a enduré d’atroce et de difficile pour le salut des hommes.

HOMELIE DU 5e DIMANCHE DE PAQUES – LE 10 MAI 2020

le cheminLes textes de ce 5e dimanche de Pâques nous parlent de l’Eglise, de la foi et du rôle central que le Christ occupe dans la relation entre les hommes et Dieu.

Très tôt dans la jeune communauté de ceux qui adhéraient à la prédication des apôtres, s’est posé un problème de discrimination. La raison de cette situation n’est rien d’autre que le succès de l’annonce. D’un petit groupe soudé au Cénacle, la communauté est devenue plus nombreuse. Elle a un problème de nouveau riche.  Comment gérer harmonieusement son succès ? Ils sont affrontés à la gestion de différences et des sensibilités culturelles. Ce qui est évident dans le texte de la première lecture, c’est que les veuves d’origine grecques sont victimes de discrimination. Quand on connait la culture juive de l’époque, on sait que prendre soin des veuves est un devoir sacré. Il ne peut s’agir que de négligence de la part de ceux qui étaient en charge du partage.

Quand cette situation a été su des apôtres, ils ont convoqué l’assemblée de l’Eglise ; rappeler la priorité et laisser parler l’Esprit Saint qui fait toute chose nouvelle pour solutionner un nouveau problème. La démarche des apôtres peut être ainsi résumée : faire Eglise - sauvegarder l’essentiel - s’ouvrir à la nouveauté.

HOMELIE DE LA FÊTE DU TRES SAINT SACREMENT

Dimanche 14 juin 2020

ostensoir adoration Saint SacrementAprès avoir célébré les grandes fêtes du temps pascal, nous sommes invités à porter notre attention sur le Très Saint Sacrement eucharistique et son institution en ce dimanche. Et cela est juste et bon, car nous tombons très souvent dans la routine qui fait qu’on ne se rend même plus compte de la valeur de ce don que le Christ continue sans cesse de nous faire à chaque messe. Ouvrons donc grand nos cœurs à ce mystère dans lequel Dieu se donne à nous réellement comme nourriture de salut.

« Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie. » « Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le vin du Royaume. » C’est par ces invocations que nous entrons habituellement dans la partie eucharistique de chaque messe.  On peut dire que les choses sont bien faites ainsi car elles ont le mérite de nous situer d’emblée sur le contenu de la suite. En effet, le corps et le sang du Christ nous sont donnés pour être « le pain de la vie et le vin du Royaume. » L’eucharistie est instituée pour nous comme un mystère de vie dans lequel nous sommes regénérés par les énergies divines dont nous avons besoin pour la vie. Il s’agit bien entendu d’un mystère qui nous dépasse mais que la foi nous aide à comprendre et à intégrer pour notre existence quotidienne. On peut comprendre que, de l’extérieur, on ne puisse accéder à ce mystère. Le don du Saint Sacrement s’inscrit dans une logique de continuation de l’œuvre de Dieu ; dans la logique du testament d’amour du Christ. En effet, l’institution de l’eucharistie est précédée de ces paroles qui en fixent le cadre : « avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » Ces paroles de Jésus nous disent que l’eucharistie est avant toute chose un sacrement d’amour : celui de Dieu pour nous.

HOMELIE DE LA SOLENNITE DE L’ASCENSION

Jeudi 21 mai 2020

ascensionAu-delà de la belle image de cette solennité de l’Ascension, il nous est donné de célébrer notre espérance en germe. L’Ascension de Jésus, célèbre sa monté au ciel, près de Son Père ; près de Dieu.  Cet évènement signe la fin de sa présence physique auprès des hommes mais pas la fin de sa mission. Elle doit se continuer ; et il compte sur ses disciples pour cela. C’est le retour dans son cadre de vie originel. En cela, l’Ascension peut être considérée comme l’accomplissement de l’Incarnation. Saint Irénée, saint Athanase, saint Grégoire de Naziance et saint Grégoire de Nysse disent à cet effet que : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu. »

Le Christ est venu marché sur nos chemins pour nous porter l’amour de Dieu ; nous dire sa proximité. Le Fils s’est fait homme et a accepté de descendre et de se pencher jusqu’au plus intime des espoirs et aspirations des hommes ; jusqu’au plus terrible de leur condition (la mort) pour réaliser le plan d’amour de Dieu qui veut que l’homme, par ses choix, ne se prive pas de Lui et des grâces qu’il accorde ; qui veut que l’homme soit heureux et le demeure. Vladimir Lossky, grand théologien orthodoxe disait que l’essence du christianisme c’est « une descente ineffable de Dieu jusqu’aux limites ultimes de notre condition déchue, même jusqu’à la mort… une descente de Dieu qui ouvre aux hommes un chemin d’ascension vers la vision illimitée ou l’union des êtres créés avec la Divinité. » Voilà ce que nous célébrons en cette fête.

HOMELIE DU 4e DIMANCHE DE PAQUES

bon berger 2HOMELIE DU 4e DIMANCHE DE PAQUES

DIMANCHE 03 MAI 2020

Cher(e)s ami(e)s !

Nous célébrons le 4e dimanche de Pâques. Nous sommes invités à prier pour les vocations. Par vocation, l’Eglise renvoie à l’appel que Dieu adresse à toute personne à aspirer à la sainteté. Mais de manière plus spécifique, la vocation renvoie à la réponse que nous donnons à l’appel du Seigneur en choisissant un état de vie qui nous engage résolument à son service ; un service d’amour pour Dieu et pour le prochain. C’est donc sous ce prisme que les textes de ce dimanche doivent être interprétés.

Les juifs montés à Jérusalem qui ont écouté Pierre le jour de la Pentecôte, ne sont pas restés indifférents à l’appel qu’il leur a lancé. Devant l’enseignement de Pierre qui annonçait que le Christ résume et porte l’espérance de toute l’humanité, ces hommes en recherche de Dieu ont été remués et profondément ébranlés. Ils ont donc formulé la question fondamentale du : « que devons-nous faire ? » C’est la même question que les hommes qui allaient se faire baptiser par Jean posaient. Et la réponse est identique : « se convertir ! »

HOMELIE DE LA FÊTE DE LA TRINITE

Dimanche 07 juin 2020

Dans l’euphorie amour divin   trinité 2de la veillée de Noël, nous passons souvent à côté d’une phrase clé qui s’éclaire d’un jour nouveau en la célébration de la Sainte Trinité :« la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » (Tite 2, 11) C’est ce que nous rappelle la lecture de la portion d’Evangile de cette fête. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jn 3, 16)

Si dans l’ancien Testament, on a l’impression d’avoir affaire à un Dieu « terrible », dans le nouveau Testament, il se donne à connaître sous un jour plus attrayant dans la personne du Fils. Tout le ministère et la vie de Jésus ont été une illustration parfaite de ce que Dieu est et de ce qu’il attend des hommes. Jésus n’a pas cessé jusqu’à la fin de se présenter comme l’image visiblement parfaite du Dieu invisible. Plus encore, il appelle Dieu « Mon Père » ; il se détermine comme « Fils » et il promet que cette présence de Dieu se continue par le Saint Esprit. » C’est la Fête de ces trois personnes qui disent l’Être et le Dessein de Dieu aux hommes.

L’Evangile du jour nous dit en résumé ce que toute la Bible essaie de nous montrer : l’amour incommensurable de Dieu pour les hommes ; l’amour de Dieu pour nous. La Trinité nous parle de la profusion d’amour divin qui se déploie dans la vie des hommes pour leur salut.  Dieu est tellement amour qu’il ne saurait le garder pour lui seul. Il veut faire entrer le plus de ses enfants ; nous les hommes, dans ce cercle vertueux. C’est le déploiement dynamique de l’amour divin au service des hommes.

Homelie du 6e dimanche de Pâques

HOMELIE DU 6e DIMANCHE DE PÂQUES - LE 17 mai 2020

choix« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » Au soir de la dernière Cène du Seigneur avec ses disciples. Il leur donne cette parole dans un testament d’amour. La mission qu’il a portée doit continuer. Il ouvre ainsi le temps des disciples ; le temps de l’Eglise dans la perpétuation de son œuvre.

Jésus est bien conscient de la difficulté des hommes à garder fidèlement des commandements. Il y a comme un penchant à vouloir toujours s’affranchir des limites que posent un commandement ; une injonction. Même quand c’est donné pour le bien. La récente actualité nous montre des gens qui remettent en cause les injonctions de confinement en mettant en avant leur liberté de choisir ce qui est bien pour eux. Il faut focaliser notre attention à trouver un juste équilibre à cette logique. C’est le lieu de rappeler qu’on n’est jamais libre de se donner la mort ou de se faire à soi même du mal. La liberté est une orientation vers le bien. Encore faut-il vraiment savoir ce qui est bien pour nous et pour autrui.

Pour continuer l’œuvre du Christ, il faut garder ses commandements. Afin que ce ne soit pas une affaire extérieure, Jésus enseigne à ses disciples que seul l’amour qu’ils ont pour lui peut les aider dans cette mission. « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » Quand on aime, on peut rester fidèle. Sans l’amour, on tombe vite en relativisme. Sans amour nous ne pouvons rien. L’amour pour le Christ nous fait entrer dans l’intériorité de sa relation au PERE (celui qui reçoit et garde mes commandements est aimé de Dieu).

Homélie du 3e dimanche de Pâques

disciples emmausLe 26 avril 2020

Pour ce 3e dimanche de Pâques, l’Eglise nous invite à méditer le très riche épisode des disciples désabusés sur la route d’Emmaüs. Ils ont été témoins de la mise à mort de celui qui portait toute leur espérance : « Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël » affirment-ils. Et maintenant, ils quittent apeurés la communauté vers d’autres horizons ; à la recherche surement d’une nouvelle espérance. C’est dans ces conditions que Jésus les rejoint pour faire un bout de chemin avec eux. Le texte nous dit qu’il ne s’impose pas, il les accompagne en essayant de comprendre la raison d’un tel désenchantement ; d’un tel désespoir. Ces deux disciples sont profondément désespérés au point de décider de s’éloigner de la communauté. Ce sentiment n’est pas inconnu pour nous. Combien de nos frères et sœurs quittent et abandonnent familles et Eglise parce qu’ils n’y trouvent pas ce qu’ils cherchent.

Jésus va méthodiquement leur expliquer l’histoire du salut et le projet de Dieu que le Fils a porté à son achèvement. Le Christ a dû passer nécessairement par la souffrance comme preuve d’amour éternel, pour accomplir ce dessein. Si sa mort dans les conditions que nous connaissons est traumatisante, elle introduit vers de nouveaux horizons : ceux qui ouvrent au salut accompli définitivement par le Christ.

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